"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

dimanche 29 mars 2015

Sur Acathistes et Offices Orthodoxes

OLGA LUNKOVA: COMMENT SAINTE XENIA A AIDE UNE MUSULMANE A DEVENIR ICONOGRAPHE (2 et fin)

Alla Mescherova
The Holy Trinity. Icon by A. Meschereva
La Sainte Trinité. 
Icône par Alla Mestchereva
    
.

-Est-ce que l'iconographie est devenue comme l'une des facettes de votre profession?

-C’était la volonté de Dieu, et elle a sa préhistoire. Vers l'année 1994, une crise globale est intervenue dans ma vie: d'abord une crise de création, je ne pouvais pas peindre de tableaux; deuxièmement, l'objet de mon amour m'a quitté, claquant bruyamment la porte; troisièmement, j'ai presque arrêté de respirer à cause de l'asthme. Mais surtout, j'ai compris que tout ce trousseau de malheurs était le résultat de mon ancienne vie orageuse. 

Mais le Seigneur ne nous abandonne jamais. Voyant que je ne pouvais pas dépasser cela sans l'église de Dieu, le 6 Février, jour de la fête de la Bienheureuse Xénia, j'ai littéralement rampé jusques à sa chapelle, je suis restée debout pendant les offices avec beaucoup de difficulté, et ensuite je me suis sentie beaucoup mieux. 

Lorsque, finalement, j'ai arrêté de me sentir comme une invalide à moitié morte, et que j'ai commencé à respirer plus ou moins normalement, la question s'est posée: Comment dois-je vivre à partir de maintenant? Dois-je changer de profession à vingt-neuf ans? Mais la peinture n'était pas seulement une profession pour moi: onze ans durant, j'avais travaillé comme une obsédée seize heures par jour afin de devenir peintre. Si je devais changer de métier cela voudrait dire que tous mes travaux et sacrifices avaient été vains, et que toute ma vie jusques à ce point n'avait pas de sens.

Un jour que j'avais entendu parler de Diviyevo et de saint Séraphim de Sarov,  j'ai décidé d'aller vers lui pour la réponse à ma question intérieure, bien que je n'avais pas la moindre idée de ce qu'était un monastère, ou un pèlerinage. 

J'y suis allée avec un ami. Nous sommes arrivés à Nijni-Novgorod, sans complications, mais alors... Au lieu d'une agréable balade de trois heures dans un bus confortable nous sommes restés treize heures dans un embouteillage gigantesque en raison d'une tempête de neige féroce. A peine cette torture sur la route avait-elle cessé, que la torture des congères a commencé: pour la première (et je l'espère, la dernière) fois de ma vie, je suis tombée dans la neige jusques au cou.

Je me souviens des premiers jours dans le monastère comme d'un cauchemar. C'était très dur. Mais c'est là que je suis née de nouveau. La femme avec qui nous séjournions et avec qui nous avons établi des relations d'amitié pendant les deux semaines que nous fûmes à Diviyevo, m'a demandé un jour: "Eh bien, tu es une artiste. Tu pourrais peut-être me peindre la Bienheureuse* Xénia?" Cette demande s'est avérée être absolument providentielle. 

Père Vladimir Chichkine est venu vers moi personnellement dans l'église quand il a vu ma confusion. J'ai expliqué ma situation et il m'a dit qu'il ne me bénissait pour peindre une icône "juste comme ça", car c'est quelque chose qui doit être étudié, et donc il m'a donnée la bénédiction pour aller au groupe de travail iconographique d'André Zaproudny à Tver. 

Il me l'a dit, puis s'est enfui vers ses occupations. Je lui ai demandé, alors qu'il s'enfuyait, "Batiouchka**, et que faire à propos de mes parents ?! Après tout, ils sont musulmans, ils ne comprendront pas, et ne me laisseront pas aller à une ville étrangère…" Il a juste agité la main tout en marchant et a dit," Le Seigneur en prendra soin." Père Vladimir s'est avéré avoir raison: Le Seigneur a pris soin d'eux afin que mes parents acceptent tranquillement la nouvelle que j'allais étudier à Tver. C'est vrai, je ne leur ai pas dit exactement que c'était une école d'arts ecclésiastiques. Ayant commencé à cheminer sur la voie de l'Orthodoxie et d'une nouvelle profession, j'ai toujours ressenti pour moi l'aide et de la Providence de Dieu.

-Aviez-vous déjà pensé à vous comme iconographe auparavant? En tant qu'artiste, vous avez probablement toujours admiré les œuvres de Théophane le Grec, ou d'André Roublev?

-Avant même que j'ai été baptisée, en 1991 probablement, j'étais à une exposition du Musée russe: Kandinsky, Malevitch, Goncharev, Chagall, Philonov... Mais ces peintures n'étaient pas ce qui m'a bien étonnée à l'époque... j'aimais aussi tout cela -mais plutôt les icônes russes de la collection de Nikodim Kondakov, célèbre historien de l'art. C'était une fête, un sentiment indicible de paradis et d'émerveillement, et je me suis promenée pendant une longue période, comme abasourdie. 

Je suis retournée à cette exposition dix fois juste pour ces icônes, parce Chagall, à la vérité, n'est pas intéressant, même la troisième ou la quatrième fois. J'ai été étonnée par la maîtrise avec laquelle ces icônes ont été peintes. J'ai vu le paradis en elles. Et c'était une découverte pour moi, parce que pendant l'époque soviétique il était de coutume de regarder les icônes russes avec condescendance. Bon,  la Renaissance italienne, c'est quelque chose, mais une icône, bien sûr, c'est agréable, mais… 

Cette admiration des icônes vécut en moi toutes les années suivantes et elle est devenue quelque chose comme une clé qui un jour, ouvrit la porte du monde de l'Orthodoxie. C'est probablement ce qui a déterminé mon style festif actuel.

-Lorsque vous avez commencé à peindre des saints, les tentations sont-elles survenues, ou bien tout s'est-il passé en douceur et d'une manière bénie?

-La première icône j'ai peinte était la "Flagellation de saint Georges." Le groupe de travail a ensuite peint deux iconostases pour une église biélorusse et un autel dédié à saint Georges. Puis j'ai peint la Trinité pour l'iconostase de Diviyevo. En général, il y avait surtout des tentations liées à la peinture d'icônes. Je ne me souviens pas de miracles, mais de tentations surtout. Surtout quand vous peignez une image pour aller derrière le saint autel, une croix ou un iconostase. 

J'ai peint ma première icône d'autel au début des années 2000 pour l'église de saint Serge de Radonège à Sertolov, région de la province Vsévolojskovo de Léningrad. Je venais à peine de commencer mon travail quand j'ai réussi à me casser une côte. Je ne pensais pas à prendre des analgésiques, et les médecins ne le mentionnèrent pas. La planche de l'icône était immense et lourde, et j'ai dû la soulever, la retourner, la prendre depuis le chevalet, la porter à la table, puis revenir à nouveau sur le chevalet. 

Batiouchka voulait cette icône peinte dès que possible et ne considèra pas que j'avais besoin d'un congé maladie au moins pour un temps après la fracture. En raison de la douleur physique constante, j'étais constamment dans un état de grande faiblesse, et peut-être est-ce la raison pour laquelle l'icône s'est avérée belle et priante. Tout le monde dit cela. 

Les deux premières icônes pour mon premier iconostase étaient très difficiles à faire, quelque chose se passait toujours, puis ce fut un peu plus facile, mais ce n'est jamais allé en douceur. L'une de ces icônes a exsudé plus tard du myrrhon. 

Une icône représente le monde supérieur. Nous oublions parfois que l'Amour du Christ y est présent. Nous représentons un monde complet d'Amour harmonieux, qui ne peut pas être triste, attristant ou sombre: tout cela est humain. L'Orthodoxie est la joie de la communion avec Dieu. C'est pourquoi nous glorifions Dieu, car Il nous a apporté la Bonne Nouvelle de l'Amour. Cela est reflété dans les icônes.

The Protection of Our Most Holy Lady the Theotokos and Ever-Virgin Mary. Icon by A. Meschereva

La protection de notre Très Sainte Mère de Dieu 
et toujours Vierge Marie. 
Icône par Alla Mestchereva


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
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Notes:
* Titre généralement donné aux Fols-en-Christ, qui n'a aucun rapport avec la nomenclature des saints dans les églises hétérodoxes d'Occident.

** id est Petit Père: terme affectueux par lequel certains fidèles s'adressent à un prêtre.

DÉCLARATION de la paroisse de la cathédrale Saint-Nicolas, (Ville de Stakhanov)



Saints des Cavernes de Kiev

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Les médias ukrainiens uniates, les nazillons infects de "pravy sektor" et leurs alliés schismatiques du pseudo "patriarcat orthodoxe de Kiev" avec à sa tête Monsieur Denyssenko, ex agent du KGB et renégat orthodoxe défroqué pour faute morale, propagent des mensonges à l'intention des "idiots utiles" d'Occident. Voici la réaction d'une paroisse de nos frères orthodoxes, à l'un de leurs mensonges éhontés sur un de leurs sites insanes. C.L.-G.

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Pâques 2014 à Saint-Nicolas
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ЗАЯВЛЕНИЕ
прихода Свято-Николаевского собора
города Стаханова
(DÉCLARATION
de la paroisse de la cathédrale Saint-Nicolas, Ville de Stakhanov)

Le clergé, les membres du conseil de paroisse et de nombreux paroissiens de la cathédrale Saint-Nicolas de Stakhanov (Ukraine) sont profondément préoccupés par les déclarations provocatrices répandues par le site internet InformNapalm:

"L'église Tyutinskaya, rue Rabochaya- abrite un entrepôt de minutions à l'église du Patriarcat de Moscou. L'église Saint-Nicolas, rue O. Dundich, 1…"

D'autres ressources Internet recopient peut-être ces mensonges.

Dans le texte russe du message, ces agents provocateurs font la remarque cynique suivante:

".. En raison du cessez-le feu, elle ne peut pas être attaquée par l'artillerie ukrainienne ou d'autres unités lourdement armées…"

Nous, le clergé et les laïcs dans la paroisse Saint-Nicolas, sommes forts dans la foi du Christ, et avec l'aide de Dieu nous subissons toutes les difficultés et privations apportées par la guerre civile qui est survenue sur notre terre natale. La Vénérable et Saint Croix et le Saint Evangile sont nos seules armes. Il peut en être facilement témoigné par les organisations responsables de l'observation du respect du cessez le feu en Ukraine et par tous les fidèles orthodoxes qui viennent dans notre église.

En retour, nous demandons avec force au site InformNapalm de faire un démenti de cette information.

Notre église prie sincèrement et ardemment pour la paix dans notre pays. Que Dieu Tout-Puissant nous aide!

Le 23 mars 2015,
Приходской совет и прихожане
Свято-Николаевского собора г. Стаханова
(Le conseil de paroisse et les paroissiens de
la cathédrale Saint-Nicolas, Ville de Stakhanov)

STAGE DE CHANT BYZANTIN en français en 2015


FEUILLETS LITURGIQUES DE LA CATHÉDRALE DE L’EXALTATION DE LA SAINTE CROIX




16/29 mars
5ème dimanche de Carême
        Ste Marie l’Égyptienne
Saint martyr Sabin (287) ; saint martyr Papas (305-311) ; saint Sérapion, archevêque de Novgorod (1516) ; saint apôtre Aristobule, évêque en Angleterre ; saint hiéromartyr Alexandre, pape de Rome (119) ; saint martyr Julien d’Anazarbus (305-311) ; saints hiéromartyrs Trophime et Thalus, prêtres de Laodicée (vers 300)

Liturgie de saint Basile le Grand

Liturgie : Hébr. IX, 11-14; Gal. III, 23-29 / Мc. X, 32-45 ; Lc. VII, 36-50
SAINTE MARIE L'ÉGYPTIENNE[1]
M
arie l’Égyptienne passa quarante-sept ans au désert dans une austère pénitence. Elle y entra vers l’an du Seigneur 475. Or, un abba, nommé Zosime, ayant passé le Jourdain et parcouru un grand désert pour trouver quelque saint père, vit un personnage qui se promenait et dont le corps nu était noir et brûlé par l’ardeur du soleil. C'était Marie l’Égyptienne. Aussitôt, elle prit la fuite et Zosime se mit à courir plus vite après elle. Alors Marie dit à Zosime : « Abba Zosime, pourquoi cours-tu après moi ? Excuse-moi, je ne puis tourner mon visage vers toi, parce que je suis une femme ; et comme je suis nue, donne-moi ton manteau, pour que je puisse te voir sans rougir. » En s'entendant appeler par son nom, il fut saisi : ayant donné son manteau, il se prosterna par terre et la pria de lui accorder sa bénédiction. «C'est bien plutôt à toi, mon père, lui dit-elle, de me bénir, toi qui es orné de la dignité sacerdotale. » Il n'eut pas plutôt entendu qu'elle savait son nom et son ministère, que son admiration s'accrut, et il insistait pour être béni. Mais Marie lui dit : « Béni soit le Dieu rédempteur de nos âmes. » Comme elle priait les mains étendues, Zosime vit qu'elle était élevée de terre d'une coudée. Alors le vieillard se prit à douter si ce n'était pas un esprit qui faisait semblant de prier. Marie lui dit: « Que Dieu te pardonne d'avoir pris une femme pécheresse pour un esprit immonde ! »Alors Zosime la conjura au nom du Seigneur de se faire un devoir de lui raconter sa vie. Elle reprit: « Pardonne-moi, mon père, car si je te raconte ma situation, tu t’enfuiras de moi tout effrayé à la vue d'un serpent. Tes oreilles seront souillées de mes paroles et l’air sali par des ordures. » Comme le vieillard insistait avec force, elle dit: « Mon frère, je suis née en Égypte; à l’âge de douze ans, je vins à Alexandrie, où, pendant dix-sept ans, je me suis livrée publiquement au libertinage. Or, comme les gens de ce pays s'embarquaient pour Jérusalem afin d'y aller adorer la Sainte Croix, je priai les matelots de me laisser partir avec eux. Arrivée à Jérusalem, j'allai avec les autres jusqu'aux portes de l’église pour adorer la Croix; mais tout à coup, je me sentis repoussée par une main invisible qui m’empêchait d'entrer. J'avançai plusieurs fois jusqu'au seuil de la porte, et à l’instant j'éprouvais la honte d'être repoussée; et cependant tout le monde entrait sans difficulté, et sans rencontrer aucun obstacle. Rentrant alors en moi-même, je pensai que ce que j'endurais avait pour cause l’énormité de mes transgressions. Je commençai à me frapper la poitrine avec les mains, à répandre des larmes très amères, à pousser de profonds soupirs du fond du cœur, et comme je levais la tête, j'aperçus une image de la bienheureuse Vierge Marie. Alors je la priai avec larmes de  m’obtenir le pardon de mes péchés, et de me laisser entrer pour adorer la sainte Croix, promettant de renoncer au monde et de mener à l’avenir une vie pure. Après cette prière, éprouvant une certaine confiance au nom de la bienheureuse Vierge, j'allai encore une fois à la porte de l’église, où je suis entrée sans le moindre obstacle. Quand j'eus adoré la Sainte Croix avec une grande dévotion, quelqu'un me donna trois pièces d'argent avec lesquelles j'achetai trois pains; et j'entendis une voix qui me disait: « Si tu passes le Jourdain, tu seras sauvée. » Je passai donc le Jourdain, et vins en ce désert où je suis restée quarante-sept ans sans avoir vu aucun homme. Or, les trois pains que j'emportai avec moi devinrent à la longueur du temps durs comme les pierres et suffirent à ma nourriture pendant quarante-sept ans ; mais depuis bien du temps mes vêtements se sont disloqués. Pendant dix-sept ans que je passai dans ce désert, je fus tourmentée par les tentations de la chair, mais à présent je les ai toutes vaincues par la grâce de Dieu. Maintenant que je t’ai raconté toutes mes actions, je te prie d'offrir pour moi des prières à Dieu. » Alors le vieillard se prosterna par terre, et bénit le Seigneur dans sa servante. Elle lui dit : « Je te conjure de revenir aux bords du Jourdain le jour de la cène du Seigneur [le jeudi saint], et d'apporter avec toi le Corps de Jésus-Christ: quant à moi je viendrai à ta rencontre et je recevrai de ta main ce Corps sacré; car à partir du jour où je suis venue ici, je n'ai pas reçu la communion du Seigneur». Le vieillard revint donc à son monastère, et, l’année suivante, à l’approche du jour de la cène, il prit le Corps du Seigneur, et vint jusqu'à la rive du Jourdain. Il vit à l’autre bord une femme debout qui fit le signe de la Croix sur les eaux, et vint joindre le vieillard. A sa vue celui-ci fut frappé de surprise et se prosterna humblement à ses pieds : « Garde-toi, lui dit-elle, d'agir ainsi, puisque tu as sur toi les Sacrements du Seigneur, et que tu es orné de la dignité sacerdotale; mais, mon père, je te supplie de daigner revenir vers moi l’an prochain. » Alors après avoir fait le signe de la Croix, elle repassa sur les eaux du Jourdain pour gagner la solitude de son désert. Quant au vieillard, il retourna à son monastère et l’année suivante, il vint à l’endroit où Marie lui avait parlé la première fois, mais il la trouva morte. Il se mit à verser des larmes, et n'osa la toucher, mais il se dit en lui-même : « J'ensevelirais volontiers le corps de cette sainte, je crains cependant que cela ne lui déplaise. » Pendant qu'il y réfléchissait, il vit ces mots gravés sur la terre, auprès de sa tête : «Zosime, enterre le corps de Marie ; rends à la terre sa poussière, et prie pour moi le Seigneur par l’ordre duquel j'ai quitté ce monde le deuxième jour d'avril. » Alors le vieillard acquit la certitude, qu'aussitôt après avoir reçu le sacrement du Seigneur et être rentrée au désert, elle termina sa vie. Ce désert que Zosime eut de la peine à parcourir dans l’espace de trente jours, Marie le parcourut en une heure, après quoi elle alla à Dieu. Comme le vieillard faisait une fosse, mais qu'il n'en pouvait plus, il vit un lion venir à lui avec douceur, et il lui dit : « La sainte femme a commandé d'ensevelir là son corps, mais je ne puis creuser la terre, car je suis vieux et n'ai pas d'instruments : creuse-la donc, toi, afin que nous puissions ensevelir son très saint corps. » Alors le lion commença à creuser la terre et à disposer une fosse convenable: Après l’avoir terminée, le lion s'en retourna doux comme un agneau et le vieillard revint à son désert en glorifiant Dieu.

Tropaire du dimanche, ton 1
Кáмени запеча́тану отъ Iyде́й и во́иномъ стрегу́щымъ пречи́стое Tѣ́ло Tвое́, воскре́слъ ecи́ тридне́вный, Cпа́ce, да́руяй мípoви жи́знь. Ceго́ ра́ди си́лы небе́сныя вопiя́xy Tи, Жизнода́вче: сла́ва Bocкреcéнію Tвоемý Xpисте́; сла́ва Ца́рствiю Tвоему́; сла́ва cмотре́нiю Tвоему́, еди́не Человѣколю́бче.
La pierre étant scellée par les Juifs et les soldats gardant Ton Corps immaculé, Tu es ressuscité le troisième jour, ô Sauveur, donnant la Vie  au monde ; aussi, les Puissances des cieux Te crièrent : Source de Vie, ô Christ, gloire à Ta Résurrection, gloire à Ton règne, gloire à Ton dessein bienveillant, unique Ami des hommes!
Tropaire de sainte Marie l’Égyptienne, ton 8
Въ тебѣ́ Ма́ти извѣ́стно спасе́ся е́же по о́бpaзу : пріи́мши бо Kpécтъ, послѣ́довала ecи́ Xpисту́, и дѣ́ющи yчила́ é́cи презира́ти у́бо пло́ть, прехо́дитъ бо, прилѣ́жати же o души́ ве́щи безсме́ртней, тѣ́мже и co а́нгелы cpáдуется, преподо́бная Mapíe, дýxъ тво́й.
En toi, sainte Marie, la création à l’image de Dieu a été vraiment sauvegardée, car ayant pris ta Croix, tu as suivi le Christ et tu as enseigné par tes actes à dédaigner la chair, car elle passe, et à prendre soin de l’âme qui est immortelle; c’est pourquoi, ô Marie, avec les anges se réjouit ton esprit.
Kondakion de sainte Marie l’Égyptienne, ton 3
Блуда́ми пе́рвѣe преиспо́лнена вся́ческими, Xристо́ва невѣ́ста дне́сь покая́ніемъ яви́ся, а́нгельское жи́тельство подpaжа́ющи, де́моны Kpecтá opýжieмъ погубля́етъ ; ceго́ páди ца́рствія невѣ́ста яви́лася ecи́ Mapі́е пресла́вная.
Autrefois, tu t’adonnais à toutes sortes de débauches, aujourd’hui par le repentir, tu es devenue épouse du Christ. Imitant la vie des anges, par l’arme de la Croix, tu as écrasé les démons ; c’est pourquoi tu es devenue épouse du Royaume, ô glorieuse Marie.

Kondakion du dimanche, ton 1
Воскpécлъ ecи́́ я́ко Бо́гъ изъ гро́ба вo сла́вѣ и мípъ coвоскpecи́лъ ecи́, и eстество́ человѣ́ческое я́ко Бо́гa воспѣва́етъ Tя́, и сме́рть изчезе́: Aда́мъ же лику́ет, Влады́ко, Éва ны́нѣ отъ у́зъ избавля́ема ра́дуется зову́щи: Ты́ ecи́ и́же вcѣ́мъ подая́, Xpисте́ Bocкреcéніe.
Ô Dieu, Tu es ressuscité du Tombeau dans la gloire, ressuscitant le monde avec Toi ! La nature humaine Te chante comme son Dieu et la mort s’évanouit. Adam jubile, ô Maître, et Ève, désormais libérée de ses liens, Te crie dans sa joie : « C’est Toi, ô Christ, qui accordes à tous la Résurrection ! »

Au lieu de « Il est digne en vérité... », ton 8
О Teбѣ́  páдуeтся, Благода́тная, вся́кая твápь, Áнгельскій coбópъ и человѣ́ческiй póдъ, ocвяще́нный xpáме и paю́ слове́сный, дѣ́вственнaя пoxвaлó, изъ Heя́же Бо́гъ воплоти́cя, и Mладе́нецъ бы́́сть, пpéжде вѣ́къ сы́й Бо́гъ  нáшъ; Ложесна́ бо Tвоя́ пpecто́лъ coтвopи́, и чpéво Tвое́ простра́ннѣe небécъ coдѣ́лa. О Teбѣ́ páдуeтся Благода́тная, вся́кая твápь, cлáва Teбѣ́.
En Toi se réjouissent ô Pleine de Grâce, toute la création, le chœur des anges et le genre humain. Ô Temple sanctifié, ô paradis spirituel, ô Gloire virginale, c’est en Toi que Dieu s’est incarné, en Toi qu’est devenu petit enfant Celui qui est notre Dieu avant tous les siècles. De Ton sein, Il a fait un trône plus vaste que les cieux. Ô Pleine de Grâce, toute la création se réjouit en Toi. Gloire à Toi.





LECTURES DU DIMANCHE PROCHAIN : Matines : Matth. XXI, 1-11 ; 15-17 ; Liturgie : Phil. IV, 4-9 ; Jn. XII, 1-18




[1] Elle fut écrite par St. Sophrone, évêque de Jérusalem, dont nous publions une version abrégée.

samedi 28 mars 2015

OLGA LUNKOVA: COMMENT SAINTE XENIA A AIDE UNE MUSULMANE A DEVENIR ICONOGRAPHE (1)

Alla Mescherova

Tout était mis en place dans la vie d’Alla Mestcherova, apparemment comme il se doit: classes d'audit à l'Académie Repin des Arts deSaint-Pétersbourg, puis apprentissage de l'iconographie à "l’Ecole de Arts Ecclésiastiques" de Tver, si ce n’était pour une chose: Alfia (comme ses parents l'ont nommée) a grandi dans une famille musulmane, qui tenait pour sacrées les traditions de ses ancêtres. Néanmoins, son âme a trouvé sa demeure dans le christianisme orthodoxe.

-Peu de musulmans, en particulier de femmes musulmanes, se résolvent à changer de religion contre la volonté de leur famille. Qu'est-il arrivé pour que la roue de l'histoire de votre famille opère un si fort virage?

-Je suis née dans une famille musulmane. Mes deux grands-mères étaient croyantes et priaient le namaz [nom persan de la prière musulmane]. La mère de mon père était particulièrement pieuse-elle priait plusieurs fois par jour selon la coutume musulmane, et elle m'a appris les prières musulmanes. Malheureusement, les prières ne me touchaient  pas parce que je devais les répéter en langue arabe, que je ne comprenais pas. Grand-mère ne connaissait pas la traduction. Comme je m’en souviens, je cherchais une foi consciente, et c’est pourquoi une relation de confiance avec Dieu n’est jamais devenue tangible alors.

-Quand cela a-t-il commencé?

-Après avoir fini l'école,  j’ai continué avec détermination à rechercher le sens de la vie, en commençant par [lire] l'ensemble du Coran. Mais je n’ai pas trouvé les réponses à mes questions dans ce livre sage, et j’ai donc commencé à lire divers philosophes: marxistes, idéalistes, puis Soloviev, Berdyaev et Rozanov. Le dernier de ceux-ci me poussa vers le Christ. Mais mon chemin vers Lui fut très épineux: 

A la fin des années 1980, dans le contexte d'un intérêt général pour toutes les choses paranormales, certaines "capacités" se sont ouvertes en moi, et pendant plusieurs années j’ai été coincée dans le bourbier de l'ésotérisme, puis par l'acquisition d'une masse de phobies diverses. Dans ma tête, il y avait alors, selon les paroles du Père André Kouryaev, le plat favori de l'intelligentsia russe -une casserole avec du bouddhisme, de l'ésotérisme, et de la théosophie. Tout était aromatisé à la sauce islamique et poivré avec une vague idée de christianisme. 

C’est alors que j’ai commencé à lire les Évangiles, et je les mettais sous mon oreiller la nuit, car alors seulement je pouvais dormir paisiblement; sans eux j’étais tourmentée par des cauchemars. 

En 1987, ma grand-mère est tombée malade du cancer et en automne, elle était alitée, se souciant avant tout du fait qu’elle serait très probablement morte en hiver et qu’on l'enterrerait dans le sol froid. Puis j’ai eu une conversation purement fortuite avec mon professeur pendant que je dessinais sur les rives de la rivière Smolenka, et je lui ai dit comment ma grand-mère était proche de la mort depuis plus de deux semaines, et que les médecins avaient dit qu'elle ne vivrait pas. Il m’a offert de m’emmener à sainte Xénia [de Saint-Pétersbourg], dont la chapelle n’était pas loin dans le cimetière de Smolensk, parce que Xénia aide tout le monde. 

Quand nous sommes arrivés, il m'a montré où acheter un cierge et où le placer. Il était environ quatre heures. J’ai prié dans mon cœur, demandant à [sainte] Xénia d’aider ma grand-mère et de soulager sa souffrance. Pour une raison étrange, j’avais tellement confiance dans une sainte orthodoxe que je ne connaissais même pas, que lorsque je rentrais à la maison ce soir-là, je ne fus même pas surprise de voir ma grand-mère marcher dans l'appartement, ni du fait qu'elle avait commencé à se sentir mieux à précisément quatre heures.

-Après cela,  vous êtes venue à l'Orthodoxie sans aucun doute?

Icon of the Descent into hades

Icône de la Descente aux enfers de Novgorod
  
-Ce n’était pas si simple. A ce moment, j’avais lu les Evangiles et je me rendais à l'église régulièrement, mais je n'avais pas eu la volonté de me faire baptiser. Après tout, c’est une étape sérieuse que de changer de foi. J’ai compris que ce serait un coup dur pour mes parents, et je craignais pour leur santé. J’ai seulement demandé au Seigneur de me donner un signe clair et compréhensible pour que je puisse comprendre si c’était sa volonté que je sois baptisée. 

Et un jour je suis venue à l'église sur la Smolenka. Il y avait encore deux heures avant le début des offices, pas beaucoup de gens présents, et je me tenais debout dans l'église adjaçante de sainte Xénia de Saint-Pétersbourg, en  m'appuyant sur la colonne. 

Soudain, l'espace autour de moi a changé, tout a disparu. Il n'y avait pas de plancher, pas de plafond, et rien du tout; mais ce n’était pas le vide, mais un bleu foncé épais, presque noir. C’était le noir que l’on voit dans la mandorle sur l'icône de Novgorod, "Descente aux enfers." 

Pendant longtemps, je ne pouvais pas comprendre pourquoi l'espace était sombre et seulement quelques années plus tard, j’ai lu dans les écrits de Denys l'Aréopagite que les gens voient la Divine Lumière Incréée comme obscurité. Eh bien, elle était incroyablement belle, absolument incompréhensible, et mes sentiments étaient comme ce que l'enfant doit ressentir au sein de la protection et de l'amour de sa mère. 

Puis depuis la brume enveloppant toute la zone, une main s’est tendue vers moi, tenant une croix sur une chaîne. Je tendis la main avec la paume de ma main, et quand ils ont placé cette croix en elle, je suis immédiatement retournée à la réalité. Le lendemain, je suis allée pour être baptisée, sans doute aucun.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

vendredi 27 mars 2015

Miracles de la Ceinture Sacrée de la Toute Pure Mère de Dieu



MD brau IN

Le premier miracle concerne un homme nommé Nikolaos Yiannopoulos, résident de Patras, qui avait dix-neuf quand il eut un accident:

"Le 14 octobre 2000, j'ai été impliqué dans un grave accident de voiture et emmené à l'hôpital de Rio [ville proche de Patras]. J'avais une péritonite à cause de l'intestin grêle éclaté,  une fracture de la mâchoire inférieure et du tibia gauche, et une paralysie du nerf sciatique. Six mois après que j'ai eu des opérations, il y avait une amélioration relative dans tous les domaines, à l'exception de la paralysie du nerf sciatique. Je ne pouvais pas bouger la plante de mon pied ou verrouiller correctement le genou sur ma jambe gauche. Tous les médecins ont dit qu'il n'y avait pas moyen que je puisse jamais marcher à nouveau, parce que c'est la seule affliction qui ne permet pas de rétablissement de la circulation dans la jambe.

J'ai toujours prié depuis petit enfant et une de mes demandes était que je guérisse. Deux années ont passé et, selon les médecins, il n'y avait aucun espoir. 

Dans la soirée du Grand Lundi, en 2002, j'ai  rêvé que nous étions allés en voyage en famille à la montagne et je voulais être le premier au sommet. Je suis bien arrivé là-haut, mais mon corps était tout blessé et mes vêtements couverts de sang. J'étais seul et je me suis agenouillé et j'ai crié à haute voix: "Très Sainte Souveraine, guéris ma jambe."

A ce moment où le ciel était clair, mais il est venu un coup de foudre, et, comme si les cieux avaient été divisés par le milieu, la ceinture de la Mère de Dieu a émergé, pendante, et elle s'est enroulée autour de ma jambe paralysée. Au matin, quand je me suis réveillé, j'ai essayé de comprendre le sens de ce que j'avais vu dans mon sommeil. En mon for intérieur, j'avais l'espoir que je serais guéri, et j'ai donc pris la décision de subir une autre opération.

Mon médecin n'était pas prêt à même essayer, parce que, selon lui, il y avait une forte possibilité que cela ne ferait qu'empirer les choses. Mais j'ai discuté avec lui et lui ai dit ce que j'avais vu dans mon rêve. "Je vais le faire, alors, mais seulement à cause de votre grande foi. Je vais opérer demain."

Ce soir-là, j'ai dit mes prières et me suis couché dans mon lit d'hôpital, inquiet du lendemain. J'ai supplié la Mère de Dieu, saint Nicolas et saint Athanase le Grand d'inspirer le médecin afin que tout se passe bien. J'ai rêvé que j'étais en chirurgie et que le médecin tenait ma jambe de manière perplexe, ne sachant pas quoi faire. Puis j'ai vu saint Nicolas et saint Athanase à sa gauche et à sa droite, le guidant sur ce qu'il devrait faire, et disant que le troisième jour après l'opération je me lèverais et marcherais à nouveau.

Dans la matinée du Vendredi Saint (en 2002), j'ai eu l'opération, et le lundi après Pâques, le médecin est venu, en faisant sa ronde. Il a vu que le plâtre qu'ils avaient mis  était cassé, et il a dit que c'était une très mauvaise chose que cela se soit produit. 

Il ôta le vieux plâtre pour le remplacer et, par curiosité, il toucha la plante de mon pied, pour voir si le dommage a été rendu pire qu'auparavant. Et à ce moment- ce fut vraiment étrange- j'ai senti de la mobilité dans ma jambe. Les médecins étaient sans voix quand je me suis levé du lit, et que j'ai commencé à marcher après un an et demi à rester immobile. J'ai fait le signe de la Croix et me suis tourné vers le médecin, submergé de bonheur:"Vous voyez, je vous ai dit que je guérirais." Il a répondu: "Votre foi vous a sauvé."

Aujourd'hui (15 Août 2004) ma santé est excellente et je suis ravi d'avoir pu venir au monastère de Vatopaidi vénérer l'honorable Ceinture de notre Souveraine, après tant de difficultés et de problèmes spirituels et physiques.

Je prie que sa Grâce puisse aider et illuminer le monde entier ".

Niki Papandréou, 23 août 2001, Vogatsiko:

"Depuis deux ans, j'avais été tourmenté par une forme rare de cancer. L'hiver dernier avait été vraiment difficile. Lorsque la Ceinture Sacrée de notre Très Sainte Vierge Mère de Dieu est venue à Kastoria, ma fille m'a apporté la petite icône et le ruban [qui avait été bénis sur la ceinture] que vous [le monastère]  donniez alors. 

Dès qu'elle entra dans la pièce, même si j'avais été alitée pendant deux mois et demi, je me suis levé et, pleurant librement, j'ai pris l'icône et j'ai commencé à l'embrasser. C'était comme si notre Souveraine elle-même était venue dans la pièce.

Quand je suis allé voir le médecin à l'hôpital, il m'a donné des médicaments et m'a dit de porter une ceinture orthopédique spéciale et de rester assis dans mon lit. J'ai dit à ma fille que je porterais le ruban de la Mère de Dieu et que je croyais que je serais guéri. Notre Souveraine a accompli son miracle et en trois semaines la douleur était disparue."

Theophilos, Canada 31 mars 2000:

"Il y a un mois, j'ai reçu une enveloppe qui contenait un trésor pour nous qui vivons si loin de la Sainte Montagne vénérée. C'est un ruban qui avait été béni sur la Ceinture Sacrée de notre Souveraine [la Mère de Dieu]. Écoutez le premier miracle qu'elle a accompli... 

Un de mes amis est venu dans ma boutique et m'a dit que son père était sur le point de mourir. Il avait eu une opération pour le cancer du cerveau trois semaines plus tôt et avait perdu le contact avec son entourage. Tout le monde était très en souci. J'ai dit à l'homme que quelqu'un m'avait envoyé, du Saint Monastère de Vatopaidi, un ruban de la Ceinture Sacrée. "Prends et fais le signe de la Croix sur la tête et il guérira," lui ai-je dit. "Mais assure-toi de le ramener [le ruban], pour que je puisse le donner pour le vénérer à d'autres personnes."

Il est, en fait, allé à l'hôpital et a fait le signe de la Croix sur la tête de son père. Après un instant (et il avait été dans le coma pendant trois semaines, comme un homme mort-vivant), il bailla deux fois, ouvrit les yeux brièvement, puis il fut à nouveau inconscient. Mon ami mit l'enveloppe avec la Ceinture Sacrée sous son oreiller pour la nuit et le miracle se produisit. Le lendemain, le malade se réveilla, parla et sortit un peu du lit. Maintenant, il va beaucoup mieux. Le père porte la ceinture bénie et les médecins qui s'occupent de lui ne peuvent pas croire ce qui est arrivé. Ils s'attendaient à ce qu'il meure. Mon ami m'a demandé de lui laisser le ruban pendant un certain temps, jusqu'à ce qu'il sorte de l'hôpital. "

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après