"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

vendredi 28 juillet 2017

Père Barsanuphe du Maroc

 


(Dans les années 20 du siècle dernier, lorsque l'on voulut forcer les moines de Valaam à accepter la réforme du calendrier, beaucoup refusèrent, nombre d'entre eux furent indignement persécutés par la hiérarchie locale, et certains moines s'exilèrent pour ne pas accepter une innovation qui répugnait à leur conscience. L'un d'eux Père Barsanuphe, partit au Maroc...)

Il y avait toute une vague de malheureux russes blancs émigrés en ce lieu et il y organisa une église orthodoxe. Il s'occupa d'eux, et donna du courage à ces exilés russes blancs, et il construisit miraculeusement une église. 

Cela arriva de la manière suivante... L'épouse d'un riche autochtone ( qui n'était pas chrétien) était sérieusement malade; la mort la menaçait. Ayant beaucoup entendu parler de Père Barsanuphe, l'époux décida de demander ses prières à "son Dieu" pour sa pauvre femme malade, promettant, au cas où sa santé serait rétablie, de construire un temple. 

Père Barsanuphe pria pour la femme malade et elle se rétablit rapidement. Alors cet indigène donna du terrain et aida à ériger une église... 

Je connaissais personnellement Père Barsanuphe qui suivait le calendrier des Pères: il était joyeux, attentif et plein d'amour. Il prenait grand soin de s'occuper des hommes malheureux, malades et solitaires, il alla même jusqu'à trouver deux ou trois épouses -des jeunes femmes sérieuses- pour eux à Vyborg... Ces mariages furent exemplaires, et heureux comme la vie devait le montrer plus tard.

Père Barsanuphe alla vers le Seigneur le 27 février 1952, en prononçant les paroles suivantes: " Je confie mon âme au Seigneur en paix. J'ai servi de tout mon cœur l'Eglise orthodoxe russe et son peuple. Néanmoins, enterrez mes restes dans le sable marocain."

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après Nun Maria Stakhovich & Sergius Bolshakoff
Interior Silence
Elder Michael, The Last Great Mystic of Valaam
New Valaam Monastery, Alaska
1992

SOLIDARITE KOSOVO: Plus que 5 jours pour offrir des vacances à 40 enfants des enclaves chrétiennes du Kosovo !


Chers amis,Notre opération de financement participatif qui nous permettra d'emmener 40 enfants des enclaves en vacances au bord de la mer touche à sa fin : il ne nous reste plus que 5 jours avant de la clore. Nous avons pour le moment réuni 43% de la somme dont nous avons besoin pour faire de cette opération de récolte de fonds par Internet un succès total.

Pour une première tentative, c'est déjà encourageant et nous vous en remercions. Cependant, plus ce pourcentage sera important, mieux ça sera pour Solidarité Kosovo. En effet, une opération de ce genre est aussi un moyen de faire connaitre l'association à de nouvelles personnes, pendant l'opération elle-même mais aussi après.

Une opération de financement participatif réussie est un outil promotionnel particulièrement efficace. Elle permet de montrer que l'association agit réellement sur le terrain, mais aussi qu'elle est soutenue par de nombreuses personnes et qu'elle a les moyens de réagir rapidement et efficacement. Tout ça est de nature à inciter de nouvelles personnes à soutenir l'association lors de nouvelles opérations.

En lançant cette première opération, nous avons voulu enclencher cet effet "boule de neige", afin d'assurer un plus grand succès à d'autres opérations que nous ferons prochainement - dès la rentrée -, lesquelles à leur tour nous permettront de nous faire mieux connaitre, et ainsi de suite.

C'est pour cela que nous nous permettons de vous relancer : nous avons vraiment besoin de vous pour nous aider à transformer l'essai. Comment pouvez-vous nous aider ?

D'abord en donnant pour le projet, bien sûr,
si vous le pouvez, en cliquant ici (https://www.credofunding.fr/fr/bains-de-mer-kosovo),
ou par chèque à l'ordre de Solidarité Kosovo,
à envoyer à Solidarité Kosovo
BP 1777 - 38220 Vizille

Mais vous pouvez aussi nous aider en parlant de ce projet autour de vous, par exemple en envoyant ce lien :


par mail à ceux de vos amis qui pourraient être intéressés, ou en partageant les publications que nous avons postées sur Facebook et Twitter.

Ainsi, nous pourrons faire de cette opération le premier succès d'une longue série, et faire connaitre le sort des enfants chrétiens du Kosovo à encore plus de Français !

Merci pour votre soutien, nous comptons sur vous !

L'équipe de "Solidarité Kosovo"

PS : « Solidarité Kosovo » étant reconnu d’intérêt général, chaque don ouvre droit à une déduction fiscale à hauteur de 66% du montant du don. À titre d'exemple, un don de 100 € vous permet de déduire 66 € sur la somme de vos impôts à payer. Ainsi votre don ne vous coûte en réalité que 34 €.
www.solidarite-kosovo.org Solidarité Kosovo BP 1777, 38220 VIZILLE, FRANCE
Conformément à la loi« "Informatique et liberté »" du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent.Pour vous désinscrire, ENVOYEZ SIMPLEMENT UN MESSAGE SANS RIEN ÉCRIRE D'AUTRE à cette adresse info-unsubscribe@solidarite-kosovo.org 

 


lundi 24 juillet 2017

Sur RT (Russia Today): Emir Kusturica : «Les pays capitalistes se dirigent vers le fascisme» (EXCLUSIF)


Emir Kusturica Evoquant les difficiles relations entre la Russie et l'Occident, le réalisateur serbe Emir Kusturica confie à RT sa vision de Vladimir Poutine, Donald Trump, et de la situation en Ukraine, en laquelle il voit une redite de la guerre de Yougoslavie. 
RT : Vous avez un jour dit que la Serbie était respectée dans le monde entier, et ce grâce à Vladimir Poutine. Quelle en est selon vous la raison ?

Emir Kusturica (E. K.) : Vladimir Poutine, à mon avis, a fait quelque chose de très important pour le monde entier. Car, comme l'a dit un écrivain russe fort instruit, c’est la démocratie qui a souffert le plus après la chute de l’URSS.

A l’époque de l’Union soviétique, les démocrates français, italiens, anglais... tâchaient de démontrer à ceux qui étaient de l’autre côté du rideau de fer que régnait une vraie démocratie dans leur pays. Avec la chute de l’URSS, ils n’avaient plus rien à prouver à personne. Il ne fallait que suivre le mouvement du progrès naturel, qui est, en grande partie, alimenté par le côté obscur de la nature humaine.

Aussi, j'approuve les actions de Vladimir Poutine, qui, avec une manière, fine, qui lui est propre, remet la Russie sur pieds après la période Eltsine, afin que le peuple puisse être fier de son histoire et – et c'est le plus important – de sa culture.

Pourquoi l’Occident a-t-il des problèmes avec Vladimir Poutine ? Quels sont les avantages que présente la position du président russe ? Prenons l’exemple de l’Asie. Il s'agit de la région la plus peuplée, dotée de grandes puissances économiques, notamment la Chine. Les meilleurs réalisateurs asiatiques tournent des films dédiés à des questions d’éthique, d'auteurs des XIXe et du XXe siècles et que nous pouvons trouver dans les livres des grands écrivains russes.

C'est l'histoire qui nous montrera qui a raison et qui a tort, et non pas ceux qui essayent de réduire à zéro le rôle de la culture dans l'histoire de l’humanité. A chaque fois que je me rends en Occident, je m'entretiens avec des intellectuels qui en savent très peu sur Vladimir Poutine et la Russie contemporaine. Celui qui a interdit les importations de semences OGM mérite au minimum qu’on le respecte. C’est l’un des pires aspects de notre monde : nous sommes en proie à la production de Monsanto, qui n’a rien de naturelle et qui est quotidiennement à l'origine de cas mortels. Vladimir Poutine a interdit les OGM et revitalisé l’agriculture russe. Les résultats qu’il a obtenu sont splendides. En outre, c’est un homme qui préserve la culture de son pays. Pour cette raison, c'est un héros.

RT : Qu'avez vous pensé de la récente rencontre entre Vladimir Poutine et le président américain Donald Trump ?

E. K. : Je considère que Donald Trump n’a toujours pas dit ce qu’il devait dire. Je parle des promesses faites au cours de sa campagne électorale, promesses qu’il a oubliées. Il y a deux choses à faire remarquer. Premièrement, le fait est que l’Etat profond est derrière toutes les décisions importantes prises aux Etats-Unis. Deuxièmement, le complexe militaro-industriel américain est tellement puissant que le président ne peut pas agir sans le consentement d’autres personnes. Je trouve que la position de Vladimir Poutine est positive et en même temps, supérieure. J’ai également remarqué un peu d'incertitude dans le comportement du président américain. Je dirais même que cette rencontre nous a prouvé que ce n’était pas lui qui prenait les décisions. Et ça, c’est un grand problème pour l’humanité dans son ensemble.

RT : Ici même, à Mecavnik, en Serbie, vous avez récemment tourné votre film On the Milky Road, dans lequel Monica Belucci et vous-même jouez les rôles principaux. Ce film a reçu un grand prix à Sébastopol, en Crimée. Le 23 juillet prochain, vous envisagez de donner un concert à Yalta, autre ville de Crimée. N’avez-vous pas peur des sanctions ?

E. K. : Non. La vie n'a de sens que si tu es libre, si tu fais ce que tu veux. Tout au long de ma vie, je suis resté fidèle à mes décisions, à ma façon de faire. Dans cette situation je préférerais que les sanctions soient imposées à ceux qui donnent des concerts, disons, à New York ou même à Washington, où tant de guerres ont été préparées. Prenons l’exemple de Mouammar Kadhafi, ou le chaos que les Américains sèment dans le monde entier depuis déjà 20 ans. Si on doit imposer des sanctions, ce n'est certainement pas contre des musiciens qui jouent là où ils l'entendent, surtout à Yalta.

RT : Que pensez-vous de la situation en Ukraine ?

E. K. : La situation en Ukraine, telle que je la connais, ressemble à celle qui a eu cours en Yougoslavie. Nous assistons aux pressions de l'Occident. Au cours de l'unification européenne, l’Ouest a divisé la Yougoslavie. Et quoi qu'on dise de l'impossibilité de maintenir son intégrité, la Yougoslavie divisée est devenue un casse-tête pour le monde entier. La destruction n’émane pas de ceux qui veulent sauver leur patrie, mais de ceux qui paient pour la déstabilisation de cette dernière.
Victoria Nuland [diplomate américaine, chargée de l'Europe au département d'Etat de 2013 à 2017] a déclaré publiquement qu’il avait fallu 50 milliards de dollars pour plonger l'Ukraine dans un tel chaos. En outre, comment pouvons-nous soutenir des gens qui ont des conceptions nazies ? Les événements qui ont lieu dans le monde prouvent que les pays capitalistes se dirigent vers le fascisme.


Le 30-e anniversaire du rappel à Dieu de l'archimandrite Serge (Chévitch)

Le dimanche 23 juillet 2017 
A l'occasion du 30 ème anniversaire du rappel à Dieu de l'archimandrite Serge (Chévitch) le 25 juillet 1987 

Après la liturgie dominicale à sa mémoire célébrée en l’église des Saints Nouveaux Martyrs, à Vanves, à 10h15, 

des agapes fraternelles seront proposées aux fidèles présents, suivies d’une communication d’Emilie van Taack (vers 14h30). Ceux qui le désirent se rendront pour une panikhide au cimetière de Sainte Geneviève des Bois (autour de 16h00). 


Lire: Extraits du livre de Jean-Claude Larchet "Le Starets Serge" et « Vivre au jour le jour »

L'ORGUEIL 

Aux yeux du Starets Serge, la principale passion, la plus grave, la plus redoutable, celle qu'il faut combattre le plus longtemps, celle dont il faut le plus se méfier, c'est l'orgueil qui s'oppose non seulement à l'amour que nous devons avoir pour Dieu, pour le prochain et pour nous-mêmes (en un sens positif), mais également en ce qui constitue après l'amour la deuxième vertu chrétienne: l'humilité. 


Le Starets rappelle que c'est à cause de l'orgueil que les anges sont tombés et que le premier homme a causé la chute de toute l'humanité. Il affirme souvent que l'orgueil est notre principal ennemi, que tout notre malheur vient de lui. 


L'orgueil est à la source de toutes les maladies spirituelles - autrement dit de toutes les autres passions - , mais aussi de presque toutes les maladies mentales.


Extraits du Livre de Jean-Claude Larchet






L’ÉGOÏSME 

A l'orgueil est essentiellement associé l'égoïsme (que certains Pères appellent "philotie"), qui est le mauvais amour de soi et qui éloigne l'homme à la fois de l'amour de Dieu, du prochain et du véritable et bon amour de soi. 

L'égoïsme nous porte à tout ramener à nous-mêmes, et notamment à nous attribuer le mérite de nos bonnes actions et de nos vertus. C'est pourquoi il représente un danger au sein même de la vie spirituelle. Pour contrer cette tendance, le Starets nous invite, lorsque nous recevons quelque bienfait de notre activité spirituelle, à nous en enrichir en Dieu et non en nous-mêmes, et à éviter le contentement de soi qui est une marque indubitable de l'égoïsme. 

Une autre forme manifeste de l'égoïsme est le manque (ou l'insuffisance) d'amour à l'égard de Dieu et du prochain qui, en ce qui concerne ce dernier, se manifeste en ses formes les plus graves par de l'insensibilité et de la froideur. Ce manque ou cette insuffisance, bien qu'il ne soit pas un acte positif mais une lacune, doit être considéré comme un pêché et comme procédant d'une passion (l'égoïsme) dont nous devons faire pénitence". Il faut, recommande notamment le Starets, faire pénitence de ne pas suffisamment aimer les gens et de ne pas être assez sensible aux malheurs des autres" 

Outre la pénitence, le moyen privilégié de combattre cette passion est la prière qui développe à la fois notre amour pour Dieu et notre amour du prochain et, en ce qui concerne ce dernier, nous ouvre à la compréhension de sa situation, de ses difficultés, de ses besoins, et nous y rend sensibles et nous inspire la bonne façon de l'aider.


Extraits du livre de Jean-Claude Larchet "Le Starets Serge" 

« Le détachement doit s’exercer vis-à-vis du présent, mais aussi de l’avenir et du passé. De là le conseil fréquemment donné par le Starets, de « vivre au jour le jour ». 

Pour établir et entretenir cet état d’esprit, il recommande de prendre l’habitude de commencer chaque journée sans regarder en arrière et sans penser au lendemain, comme si elle était entièrement nouvelle et comme si c’était la seule que l’on eût devant soi. 

D’une part, il ne faut pas s’inquiéter pour l’avenir : d’abord par ces craintes, on ne peut rien changer (l’enseignement du starets est ici axé sur l’enseignement du Christ dans l’Evangile, Lc, 22-31) 

Ensuite, en se projetant dans l’avenir, on s’éloigne du présent et on risque de passer toute son existence à le négliger. Le Starets ne pousse pas pour autant à l’imprévision. Il affirme en même temps qu’ « il faut préparer l’avenir ». 


Mais il est convaincu que c’est en vivant mieux le présent qu’on prépare le mieux l’avenir. En effet, c’est ce que nous vivons aujourd’hui qui définit et prépare ce que nous vivrons demain. Il est cependant inutile de faire des projets d’avenir car rien ne se passe jamais comme on l’avait prévu : des évènements inattendus surviennent toujours qui viennent bouleverser tous nos projets. 

La sagesse consiste donc à vivre au présent et à s’en remettre à Dieu pour ce qui concerne l’avenir. 
D’autre part il ne faut pas rester attaché au passé et même ne pas regarder en arrière, oublier ce qui s’est passé la veille ou le jour précédent. Le souci du Starets est ici, nous l’avons déjà vu, que l’on ne se décourage pas à cause fautes que l’on a commises auparavant, que l’on se soit pas écrasé par le poids du passé et que l’on ne reste pas prisonnier, mais que l’on puisse à chaque moment repartir de zéro et mener en Christ la vie nouvelle à laquelle nous appelle l’Evangile ce qui du reste, nous l’avons vu, n’exclut pas la pénitence. 

Il faut donc, recommande le Starets, « vivre dans le présent », car c’est le seule temps qui soit vraiment réel, le seul tempes qui compte vraiment pour nous ». Ce qui doit nous préoccuper, c’est comment nous sommes dans le présent, c’est l’état dans lequel nous sommes susceptibles, actuellement, de comparaître devant le Christ. 

La mémoire de la mort apparaît comme l’un des moyens privilégiés de mettre ces conseils en application, de parvenir au détachement et de vivre en se tenant au moment présent ».



Extraits du livre de Jean-Claude Larchet "Le Starets Serge" 

« Le détachement doit s’exercer vis-à-vis du présent, mais aussi de l’avenir et du passé. De là le conseil fréquemment donné par le Starets, de « vivre au jour le jour ».

Pour établir et entretenir cet état d’esprit, il recommande de prendre l’habitude de commencer chaque journée sans regarder en arrière et sans penser au lendemain, comme si elle était entièrement nouvelle et comme si c’était la seule que l’on eût devant soi.

D’une part, il ne faut pas s’inquiéter pour l’avenir : d’abord par ces craintes, on ne peut rien changer (l’enseignement du starets est ici axé sur l’enseignement du Christ dans l’Evangile, Lc, 22-31)

Ensuite, en se projetant dans l’avenir, on s’éloigne du présent et on risque de passer toute son existence à le négliger. Le Starets ne pousse pas pour autant à l’imprévision. Il affirme en même temps qu’ « il faut préparer l’avenir ». 

Mais il est convaincu que c’est en vivant mieux le présent qu’on prépare le mieux l’avenir. En effet, c’est ce que nous vivons aujourd’hui qui définit et prépare ce que nous vivrons demain. Il est cependant inutile de faire des projets d’avenir car rien ne se passe jamais comme on l’avait prévu : des évènements inattendus surviennent toujours qui viennent bouleverser tous nos projets.

La sagesse consiste donc à vivre au présent et à s’en remettre à Dieu pour ce qui concerne l’avenir.
D’autre part il ne faut pas rester attaché au passé et même ne pas regarder en arrière, oublier ce qui s’est passé la veille ou le jour précédent. Le souci du Starets est ici, nous l’avons déjà vu, que l’on ne se décourage pas à cause fautes que l’on a commises auparavant, que l’on se soit pas écrasé par le poids du passé et que l’on ne reste pas prisonnier, mais que l’on puisse à chaque moment repartir de zéro et mener en Christ la vie nouvelle à laquelle nous appelle l’Evangile ce qui du reste, nous l’avons vu, n’exclut pas la pénitence.

Il faut donc, recommande le Starets, « vivre dans le présent », car c’est le seule temps qui soit vraiment réel, le seul tempes qui compte vraiment pour nous ». Ce qui doit nous préoccuper, c’est comment nous sommes dans le présent, c’est l’état dans lequel nous sommes susceptibles, actuellement, de comparaître devant le Christ.

La mémoire de la mort apparaît comme l’un des moyens privilégiés de mettre ces conseils en application, de parvenir au détachement et de vivre en se tenant au moment présent ».



Jean-Claude LARCHET


"Un maître de sagesse vanvéen : soirée à la mémoire du starets Serge Chévitch à Vanves" 

Le 16 mai 2014, une soirée à la mémoire du père Serge Chévitch (1903-1987) a eu lieu dans la salle Palestre en face de la Mairie de la ville de Vanves. Cette rencontre a commencé par une introduction du père Jean-Michel Rousseau, recteur de la paroisse Sainte-Trinité à Vanves, que le père Serge Chévitch desservait jusqu’à sa mort. Dans son discours, le père Michel a présenté les quatre conférenciers de la soirée et le livre de Jean-Claude Larchet Le Starets Serge. 

P.O. publie le texte de l'intervention d’Émilie van Taack , fille spirituelle du père Serge 

LE PERE SERGE ET SES ENFANTS SPIRITUELS 

Père Serge fut véritablement un PERE, dans le sens le plus filial du terme. 
Il a adopté un certain nombre de personnes et son amour en a fait ses enfants, avant que des disciples. 


Émilie van Taack : LE PERE SERGE ET SES ENFANTS SPIRITUELS
De même que les enfants ne sont pas toujours ressemblants à leurs parents, de même ses enfants ont chacun suivi la voie qui était la leur devant Dieu; père Serge en ce sens les a véritablement engendrés, au sens fort du terme, en en faisant des personnes libres et uniques devant Dieu. 

On m'a suggéré de parler de la méthode suivie par père Serge dans sa direction spirituelle. En fait, il n'avait pas de méthode, mais seulement l'Evangile, le Christ lui même. 

Lorsque fut la fondée la paroisse des Trois Saints Hiérarques, en 1931, le père Serge qui soutenait avec ferveur le Patriarcat de Moscou, a rejoint le petit groupe des premiers paroissiens. L'atmosphère spirituelle y était d'une grande piété et d'une rigueur toute monastique, d'abord sous l'influence du métropolite Benjamin (Fedtchenkov), puis du recteur qui lui succéda, l'archimandrite Athanase (Netchaev). 

Père Serge n'était pas lui-même le fils spirituel de père Athanase, au sens où le furent Andrey Bloom, le futur métropolite Antoine, Léonide Ouspensky ou bien d'autres. Le père Athanase, cependant, laissa une très profonde empreinte sur tous ceux qui l'ont approchés. On retrouve chez le père Serge l'influence de ce grand ascète. 


Une courte citation de monseigneur Antoine vous fera tout de suite comprendre qui était père Athanase: 

"Après mes vœux, il continua à veiller, mais toujours à sa manière; je le rencontrai une fois dans la rue, lorsqu'il attendait un autobus; je m'approchais de lui: "Père Athanase, vous avez reçu mes vœux, mais vous ne m'avez pas donné de règle de prière"... Il me répondit: "Quelle règle te faut-il? Maintenant tu es moine - prie sans cesse!" 

Le métropolite ajoute: 
"Il ne me donna pas de règle: cherche, essaie de trouver par toi-même... (...): c'est votre vie spirituelle, vous connaissez Dieu à votre manière, alors trouvez Le à votre manière..." 

Père Serge lui aussi était un veilleur. 
On ne peut être plus différent de monseigneur Antoine que ne l'était père Serge. Mais comme le père Athanase, le père Serge n'avait aucune recette, seulement le don de soi, absolu à Dieu et à son frère. 

Sur cette Voie-là, si le don doit bien être absolu, il n'y a pas de règle, pas d'autre choix que "être soi-même", sur le grand comme sur le petit versant de notre nature. 
Le commandement du Christ qui caractérise le chemin personnel du père Serge est à mon avis celui-ci: "Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis." 


Émilie van Taack : LE PERE SERGE ET SES ENFANTS SPIRITUELS
"Il n'est pas permis d'aimer sincèrement le Créateur, écrit père Serge à une fille spirituelle, sans aimer l'œuvre de Ses mains. Aimez ceux qui vous entourent: c'est cela aussi la prière de Jésus. Avec chaque effort dans cette direction, tout de suite, de votre cœur jaillira "la source d'eau vive jaillissant jusque dans la vie éternelle". C'est cela l'amour de Dieu, la toute-allégresse du Saint Esprit, et la prière incessante ." 

Père Serge a rencontré le père Grégoire (Kroug) et il s'est entièrement dévoué à lui, il s'est consacré à lui de tout son être. Il a modelé sa vie sur les besoins spirituels de père Grégoire, sur ce qui était nécessaire à son salut. 

On peut mesurer ce don de soi quand on voit combien père Serge était florissant lorsqu'il est devenu prêtre, mais combien il s'était épuisé quand, trois ans plus tard, il a tonsuré moine père Grégoire. On sait que ce dernier, pendant la guerre, avait souffert de troubles qu'on dirait aujourd'hui psychiques. En fait, il s'agissait de troubles spirituels. Mais, à cause de cela, durant plusieurs années, père Grégoire avait vécu l'enfer. Aussi père Serge jugea-t-il nécessaire de le préparer au monachisme en lui assurant la paix de l'âme. Il lui évita ce qui aurait pu provoquer des rechutes et lui causer des dommages irréparables, en prenant sur lui-même les tentations qui devaient assaillir le novice. 

Il n'y a pas eu de développement monastique autour du père Serge durant sa vie à cause de cela. A cela aussi il a lié son combat pour l'humilité: il se considérait comme un simple "compagnon de route", un "conseiller". 

"Allez librement [vers le Christ. Sachez que c'est Lui notre Conducteur principal, notre Directeur et notre Maître, que tous les directeurs et les conducteurs d'ici-bas sont seulement des compagnons de voyage sur ce chemin et des conseillers - et rien de plus. Nous ne sommes en rien obligés vis à vis d'eux, ni eux vis à vis de nous." 

Le père Serge est ainsi devenu le spécialiste des causes perdues, le médecin des cas désespérés. Sa méthode, il vaudrait mieux dire sa manière d'être, était différente avec chacun. Quand d'autres que père Grégoire lui ont été envoyées, il s'est consacré à eux avec le même dévouement, il a infléchi son orientation en fonction des besoins spirituels de ces personnes. 

Par exemple, il rappelait quotidiennement à l'un d'entre eux qu'il lisait chaque jour "trente pages d'exorcismes" à son endroit, afin qu'il veillât sur lui-même avec le même soin qu'il mettait lui-même à le protéger. Si l'on a pris connaissance du poids spirituel que représente la lecture quotidienne de ces prières, on peut juger par là combien il consacrait sa vie à son enfant. 


Je me souviens d'avoir entendu de lui un grand nombre de fois, moi qui lui demandait toujours des solutions toutes faites et des recettes: 
"Mais voyons! Vous conduisez, n'est-ce pas? Sur la route, vous ne tournez pas systématiquement à droite ou à gauche! Vous tournez votre volant en fonction de la route qui s'ouvre devant vous, tantôt dans un sens, tantôt dans l'autre! Dans la vie spirituelle, il en est de même! Voyez vous-même, dans chaque cas, dans quel sens vous devez tourner!" 

Une telle humilité et une telle consécration à l'autre est irrésistible. Ce à quoi, il faut ajouter sa grâce, sa joie, sa lumière, sa légèreté, son amour spirituel, son extraordinaire beauté - son visage rayonnait d'une telle beauté invisible! Il était une véritable icône vivante! Auprès de lui la prière coulait toute seule! Sa seule vue chassait les tentations. Sa présence apportait instantanément la paix et l'ardeur au travail pour le Christ : l'eau de notre âme, toute troublée qu'elle soit, devenait instantanément claire! Les paroles en devenaient même inutiles ensuite : se confesser consistait souvent à se rappeler ce qu'on avait écrit chez soi, car il ne restait plus rien de la difficulté, de la souffrance, du découragement, des complications imaginées! En ce sens, il obtenait des miracles des fidèles qui venaient à lui. Son amour et sa prières les rendaient capables d'accomplir des choses qui leur auraient paru absolument impossibles et irréalisables, qu'ils ne se seraient jamais crus capables de faire. L'Evangile ou rien! 

Aussi insistait-il sur le fait de ne jamais se résoudre à choisir de deux maux le moindre. Il fallait toujours prier Dieu pour éviter et l'un, et l'autre mal et agir en conséquence. 

Je voudrais conclure ainsi : père Serge a été vraiment un Apôtre du Christ.
 


Le groupe qui a fondé la paroisse des Trois Saints Hiérarques avait centré sa prière et son action sur l'Apostolat: prêcher l'Orthodoxie à l'Occident. Père Grégoire considérait lui-même le travail des émigrés russes en France de cette manière. C'est pour cela qu'il a représenté non seulement les Apôtres, sur les fresques qu'il y a peintes, mais qu'il a représenté les Anges et les Saints avec la même bande de mission qui est en principe réservée au Christ et aux Apôtres. 

Père Serge, comme saint Paul est celui qui a engendré ses enfants: 
"Je vous avertis comme mes enfants bienaimés. Car quand vous auriez dix mille maîtres en Christ, vous n'avez cependant pas plusieurs Pères puisque c'est moi qui vous ai engendrés en Jésus-Christ par l'Evangile. Je vous conjure donc, soyez mes imitateurs. " 
Mais si vous vous souvenez bien, ce passage de la Première Epitre aux Corinthiens est précédé par quelques expressions très fortes par lesquelles saint Paul décrit la condition d'Apôtre: 

" Dieu, ce me semble, a fait de nous, apôtres, les derniers des hommes, des condamnés à mort en quelque sorte, puisque nous avons été en spectacle au monde, aux anges et aux hommes. Nous sommes fous à cause de Christ; mais vous, vous êtes sages en Christ; nous sommes faibles, mais vous êtes forts. Vous êtes honorés et nous sommes méprisés! ...Nous sommes devenus comme les balayures du monde et le rebut de tous..." 

Tel était père Serge au moment de sa mort. 

Il me semble que père Serge a récolté les fruits sur cette terre à travers ses disciples. 
Il est Lui-même mort dans la pauvreté du Christ sur la Croix. 
Mais il est ressuscité avec Lui! 

Emilie Van Taack

SOURCE: 

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dimanche 23 juillet 2017

Père Andre Phillips: La création du monde



Comment le monde a-t-il été fait? Il y a beaucoup de choses que nous ne savons pas et que ne pouvons pas savoir pour répondre à cette question, car tout simplement et évidemment nous n'étions pas là à cette époque. Le monde a été fait avant que nous existions. Alors, que pouvons-nous savoir à ce sujet?

Tout le monde s'accorde à dire que nous, êtres humains, au plus fort de la création visible, sommes beaucoup plus grands et beaucoup plus complexes que les liquides, les gaz et les solides, que les microbes, les plantes, les insectes, les poissons, les oiseaux et tous les animaux. C'est pourquoi nous avons été créés seulement après tout cela. Lorsque nous faisons quelque chose, nous commençons par les choses les plus simples, les éléments constitutifs de la vie, comme on dit, et nous continuons avec d'autres choses encore plus complexes.

Tout cela explique pourquoi il existe tant de théories sur la façon dont nous avons été créés, comme, par exemple, la théorie de l'évolution. Si vous n'étiez pas présents, alors tout ce que vous pouvez avoir ce sont des théories. Elles ne peuvent pas être prouvées, mais malheureusement, de telles théories sont souvent présentées comme des faits.

Afin de nous aider à répondre à notre question sur la façon dont le monde a été réalisé, même en partie, nous pouvons nous référer au texte le plus ancien que nous ayons à propos de celui-ci, que l'on trouve dans le premier chapitre (une page) du premier et le plus ancien livre des Saintes Écritures, le Livre de la Genèse. (Genèse signifie naissance). Cela a été écrit il y a des milliers d'années, sur la base d'histoires transmises par le bouche à oreille pendant des milliers d'années avant cela. Qu'est-ce que cela dit exactement?

Tout d'abord, les premiers mots de ce livre disent que Dieu a tout fait. L'existence de tout n'est donc pas un accident ou un hasard. Tout existe pour une raison. Tout a été fait à dessein. Si nous comprenons quelque chose à propos de Dieu, nous pouvons comprendre pourquoi tous ont été créés. Maintenant, saint Jean, dans son Evangile, nous dit que Dieu est Amour. Il est donc clair que nous nous étions faits pour nous aimer les uns les autres. C'est pourquoi nous avons été créés, c'est le but de notre vie. Rien n'est fait par hasard, tout est par Amour.

Deuxièmement, il est clair que tout a été fait dans un ordre spécial. Tout comme nous ne fabriquons pas de voiture en commençant par les derniers détails comme les couvre-sièges, puis construisons la carrosserie et le moteur, Dieu a aussi fait tout en ordre logique. 

En fait, on nous dit qu'Il a tout fait en six phases différentes. Tout d'abord, Il a fait l'espace et du temps, avec de la lumière et de l'eau (car, comme nous le savons, rien ne peut vivre sans lumière et sans eau). Deuxièmement, Il a fait le ciel et la terre. C'était pour que, troisièmement, il puisse faire toutes sortes de plantes et d'arbres, qui ne peuvent grandir que s'il y a de la terre. Quatrièmement, Dieu a fait des jours et des saisons, créant le soleil, la lune et les étoiles. Cinquièmement, il a fait tout ce qui vit dans l'eau (poisson, etc.) et tout ce qui vit dans l'air (oiseaux, etc.), chaque espèce ou «genre», comme le dit le Livre de la Genèse, séparément. 

Dans la sixième et dernière phase, Dieu a créé toutes sortes de créatures qui vivent sur la terre (les animaux et les reptiles), encore une fois chaque espèce séparément, puis il a fait le premier homme et la première femme. Quand Il a fait chacune de ces choses, nous lisons encore et encore que tout ce qu'Il a fait était bon. Après tout, pourquoi Dieu ferait-il quelque chose de mauvais? Ce serait très étrange. Personne ne s'efforce de faire quelque chose qui soit mauvais, mais quelque chose qui est bon, et cela fonctionne comme il se doit.

Une chose que nous devrions remarquer ici, c'est que Dieu a fait des animaux et ensuite, séparément, les premiers êtres humains. En d'autres termes, il n'est pas vrai que les êtres humains soient des animaux. Bien sûr, il est clair que les animaux supérieurs et les êtres humains sont semblables. Par exemple, la plupart des animaux ont une tête et un visage, deux yeux, deux oreilles, un nez, une bouche et quatre membres avec des muscles, ainsi que des organes comme le cœur, le cerveau, les poumons, le foie, les reins, L'estomac etc. et il y a un nombre égal de mâles et de femelles (en soi un miracle), tout comme nous. Mais cela ne signifie pas que les êtres humains sont des animaux. Les ressemblances entre nos corps ne signifient qu'une chose: nous avons le même Créateur - Dieu.

Certaines personnes notent surtout les similitudes physiques entre les personnes et les singes et disent que nous en sommes descendus. Mais si les singes s'étaient transformés en personnes, alors les singes n'existeraient plus!  

Le fait que des millions d'espèces de plantes et d'animaux existent en même temps prouve qu'il n'y a pas d'évolution. S'il y avait eu évolution, il n'y aurait plus rien, sauf pour les humains, selon les théoriciens de l'évolution, la dernière étape de «l'évolution». Bien sûr, cela ne signifie pas que les plantes et les animaux ne peuvent pas s'adapter. Il est bien connu que certains papillons changent de couleur s'ils vivent à proximité des usines, leurs ailes deviennent plus sombres. De même, se développent différentes espèces du même animal, certaines deviennent plus grandes et plus petites. C'est parce que, par exemple, ils peuvent vivre dans les grandes îles où il y a beaucoup à manger ou de petites îles, où il y a peu à manger.

Une telle adaptation existe également parmi nous. Par exemple, dans les pays chauds, les gens ont une peau, des cheveux et des yeux plus foncés pour se protéger. D'autre part, dans les pays froids, les gens ont une peau pâle et ont souvent des cheveux blonds et des yeux bleus. Il s'agit de la survie dans différents climats, nous nous adaptons pour survivre. Mais cette adaptation n'est pas la même que la théorie de l'évolution magique et peu prouvée, où les microbes deviennent des baleines, les abeilles deviennent des aigles, les kangourous deviennent des éléphants ou des chimpanzés deviennent des êtres humains.

Nous notons également que la race humaine a commencé avec un homme et une femme, que nous appelons Adam et Eve: bien que nous soyons tous différents, par adaptation à différents climats, nous avons tous un père et une mère communs, nous appartenons tous à la même famille . Ce fait est confirmé par des tests d'ADN modernes. Pourquoi les gens sont-ils blancs, marrons, jaunes, noirs et ont des cheveux et des yeux de différentes couleurs, différentes tailles et hauteurs, des yeux légèrement différents, des nez, des lèvres, etc.? Tout simplement en raison de l'adaptation aux climats froids et chauds, aux montagnes et aux plaines et à l'alimentation.

Bien sûr, nous en 

savons plus sur le passé de ce que nous avons trouvé sur la terre.

Par exemple, nous savons maintenant que l'univers est immense; En fait, nous ne savions pas à quel point la création était tmmense jusqu'à tout récemment. Cette découverte a été faite maintenant, afin que nous puissions adorer l'œuvre de Dieu avec émerveillement, plutôt que de rejeter un univers aussi vaste et complexe qu'un accident aléatoire.

Nous savons aussi qu'il y avait beaucoup de créatures qui n'existent plus. Certains animaux sont morts tout récemment, chassés par l'extinction, d'autres, comme les  «dinosaures», dont les fossiles peuvent être trouvés, ont vécu il y a très longtemps et sont éteints à cause des changements énormes dans le climat. Personne ne sait exactement quand, et les scientifiques ne s'entendent pas à propos de cela, ils changent constamment leurs théories lorsqu'ils font de nouvelles découvertes. Certaines personnes demandent pourquoi la Bible ne mentionne pas de telles créatures qui disparurent depuis longtemps. C'est tout simplement parce qu'elles vivaient avant que les gens ne le fassent, comme le dit la Bible, les animaux ont été créés en premier, de sorte que la seule manière dont nous pouvons les connaître est en découvrant leurs fossiles, ce que nous n'avons fait que ces derniers temps. La Bible enregistre uniquement les choses les plus importantes de Dieu et des êtres humains. Nous laissons les dossiers des animaux disparus comme des dinosaures à ceux qui mettent à jour leurs fossiles.

Et, troisièmement, nous savons aussi que bien que Dieu ait tout fait bien, maintenant il y a de nombreuses mauvaises choses: la mort, les animaux qui se tuent, les moustiques qui tuent les gens, des rats qui propagent des maladies. La raison en est également relatée dans le Livre de la Genèse. Nous apprenons que Dieu a tout fait bien, mais quand les gens Lui ont désobéi, ils sont devenus mauvais. Et parce qu'ils sont devenus mauvais, ils sont morts. Et ce mal et cette mort se sont propagés à toute la Création, l'empoisonnant.

Nous devrions faire attention à ne pas dire beaucoup plus que cela, parce que nous nous impliquerions dans des théories et des idées, et donc dans des arguments qui ne peuvent jamais être prouvés d'une manière ou d'une autre. Il nous semble préférable de nous en tenir aux faits.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
ORTHODOX ENGLAND
cité par
PRAVOSLAVIE.RU

samedi 22 juillet 2017

Père Andrew Phillips_ Panorthodoxe ou non-orthodoxe?




Même dans l'Église orthodoxe russe, nous entendons parfois parler des organisations, des assemblées, des conférences, des réunions, même des «liturgies panorthodoxes», «panorthodoxes». mais qu'est ce que ça veut dire? 

Chaque liturgie est «panorthodoxe», dans la mesure où tous les orthodoxes sont invités à participer, en effet, le monde entier est invité à prier. Malheureusement, l'expression «panorthodoxe» signifie vraiment «seulement pour des orthodoxes choisis». En fait, cela signifie «pour les nouveaux calendaristes seulement» (excluant ainsi 85% des orthodoxes) et pour les œcuménistes, les modernistes, les francs-maçons et les intellectuels libéraux (excluant ainsi 99,9% du reste). Comment cette distorsion de sens a-t-elle eu lieu?

Ce mot déformé vient de deux visions opposées de l'unité de l'Église, en particulier dans la Diaspora. La première vision de l'unité, celle «panorthodoxe», repose sur un nivellement vers le plus bas dénominateur commun, en fait, sur la protestantisation et la sécularisation. L'autre vision de l'unité, l'orthodoxe, est basée sur une aspiration vers le plus haut dénominateur commun, en fait, elle est ascétique et conduit à la sainteté. 

Bien que la première vision soit d'abord plus populaire et plus commune, parce qu'elle n'est pas spirituelle, elle ne durera pas. C'est donc seulement la seconde vision qui persiste et triomphe.

Nous pouvons voir cela lors de la réunion "PanOrthodoxe" (!!!) de l'année dernière en Crête. Cela a causé une énorme crise dans le monde grec et le nouveau calendrier (par exemple roumain), qui y a assisté et a signé divers articles, et ce monde est maintenant concerné par la «réception» de cette rencontre particulière. Cela n'est absolument pas pertinent pour la majorité des orthodoxes, qui ne sont guère conscients de cette crise, puisqu'ils ont refusé d'assister à une réunion si absurde avec son agenda non orthodoxe et l'ont depuis oublié et rient quand ils l'entendent appeler «concile» . Nous sommes pré-crétois et post-crétois et vivants; Ils sont Con-Crétois et sont morts.

Nous préférerions subir le martyre que de signer l'un de ces documents. Tels sont les panorthodoxes. Pour être «panorthodoxe», il faut d'abord être orthodoxe. C'est ce que les œcuménistes, les modernistes et les libéraux «orthodoxolites», «euro-orthodoxes» ne comprennent pas. En étant toutes choses pour tous les hommes, ils ont fini par n'être rien à personne, en d'autres termes, ils sont la risée de ceux du passé. C'est pourquoi nous les ignorons, en toute sécurité avec nos évêques orthodoxes et nos fidèles orthodoxes. 

C'est pourquoi nous continuerons d'être authentiquement «panorthodoxes», accueillant tous, multinationaux et multilingues et fidèles à la Tradition.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
citant 
ORTHODOX ENGLAND

vendredi 21 juillet 2017

Entretien de conversion de l'hypodiacre Pierre 6


6. Quel serait votre message pour nos lecteurs ?

L’Orthodoxie est l’Eglise, le don sans prix de Dieu fait à l’homme - la perle de grand prix, le trésor le plus précieux enfoui dans le champ – pour accéder au Royaume, i.e. la vie éternelle, par l’intégration au Corps du Christ, en d’autres termes pour connaître Dieu.

Pour qui est saint, cela peut se faire dans une vie humaine ; mais dans tous les cas cette connaissance et cette révélation du Dieu sans limite ne peut avoir de fin, et c’est bien l’éternité qui en est la mesure.

Que tout orthodoxe mesure donc bien à son prix inestimable le précieux dépôt dont nous sommes les récipiendaires indignes… et qui dépassera toujours notre capacité d’entendement.

S’il était besoin d’une preuve que l’Orthodoxie est la vie, révélée par la Vie vivante, et non pas une doctrine relevant de l’archéologie, une seule, parmi toutes celles qui sont innombrables, en serait qu’aujourd’hui les saints délivrent le même message – intemporel - que dans les premiers siècles de l’Eglise. Le discours des saints Pères de notre époque rend le même témoignage que celui de leurs prédécesseurs, les miracles continuent d’être accomplis de nos jours tout comme dans les précédents, et le siècle écoulé, parmi tous les confesseurs ou martyrs, a porté aussi bien des docteurs et des startsy que des fols en Christ et des thaumaturges, qui continuent à nous aider par leur intercession.
Pour ce qui est de l’heure présente, chaque époque de l’Eglise a éprouvé des attaques spécifiques venant de l’adversaire, et aujourd’hui, l’Orthodoxie, qui suscite en tout temps la jalousie du Malin, connaît une attaque en règle du Monde, sournoise mais sans relâche.
En partie par la violence, avec l’installation au Kosovo de la plus grande base militaire américaine en dehors des Etats-Unis, qui a été le point culminant de la diabolisation que dut souffrir la Serbie durant la guerre orchestrée aussi bien par les armées que les médias occidentaux, tout comme celle que subissent actuellement les orthodoxes d’Ukraine.
Tout aussi orchestrée est la guerre économique destinée à enlever à la Grèce son identité, pour la rendre telle un simple étal de marché pour l’économie néolibérale.
Plus subtile, mais non moins insidieuse et acharnée, est la lutte persistante qui tend à détruire au quotidien les valeurs des sociétés orthodoxes, sous le couvert du « progrès », de « l’évolution » et de l’occidentalisation-mondialisation.
De toute façon, que ce soit par une violence visible ou cachée, l’Orthodoxie est considérée de longue date par l’Occident comme un ennemi à éliminer : lors de la guerre de Yougoslavie, le ministre autrichien de l’époque n’avait-t-il pas déclaré ouvertement à Bruxelles, de manière significative : « L’Europe s’arrête là où commence l’Orthodoxie ! ».

La plus perfide des stratégies consistera donc à infiltrer cette destruction au sein même de la hiérarchie de l’Eglise par le biais « des bâtisseurs qui ont rejeté la pierre d’angle » pour y instiller, sous le masque de l’évolution et de l’ouverture, des idées et des positions non conformes au dépôt de la Révélation.
Tous les saints de l’époque moderne ont mis en garde contre ce danger et ont dénoncé l’arrivée de la « pan-hérésie » ou « hérésie suprême », selon leurs propres termes, comme étant la plus pernicieuse de toutes : celle d’abandonner la fidélité à l’enseignement des Pères pour se conformer à « la sagesse du monde » et au goût du jour.
Mais voilà, l’homme « moderne », même orthodoxe, se considère comme plus évolué spirituellement que ceux des époques précédentes. Que les saints Marc d’Ephèse, Côme d’Etolie, Ignace Briantchaninov, Seraphim Sobolev, Paissios, ou Gabriel de Géorgie et tant d’autres, aient explicitement présenté l’œcuménisme comme la plus haute des hérésies ne viendrait-il que de leur « vision trop étroite » de l’Orthodoxie, ou peut-être ces personnes n’étaient-elles pas assez évoluées intellectuellement et socialement …puisque depuis lors  nous avons tellement progressé, n’est-ce pas?
Pour arriver à ses fins, le père du mensonge s’entend à déformer les plus grandes vérités : sous couvert de « charité » et d’amour du prochain, il voudrait que l’Eglise « s’ouvre », c’est-à-dire « se relativise », pour ne devenir qu’une « confession » parmi d’autres. Les Pères sont pourtant unanimes à rappeler qu’il faut aimer le malade, mais haïr la maladie.
Ne nous y trompons pas : « le Christ est Le même hier et aujourd’hui, et Il Le sera demain », son enseignement est vivant et ne participe pas de l’archéologie ni des conditions d’une époque passée.
De fait, il y a déjà longtemps que nous sommes dans la situation décrite par l’apôtre Paul : « car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d'entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs » (2 Tim.3, 4).

L’Orthodoxie est la révélation que la vie de chaque homme est un don gratuit de Dieu. Un mystère qui dépassera toujours l’entendement, mais trouve sa réponse dans l’amour – un mystère, et non le hasardeux produit d’une « évolution » biologique tâtonnante, partie du protozoaire pour arriver au singe, qui serait notre (vénérable) ancêtre, ni un accident absurde, dénué de toute signification, qui trouverait sa fin rapide (une vie d’homme !) et non moins absurde dans un néant complet, ni encore un maillon dans une chaîne de « réincarnations », commodes pour donner une explication (très sommaire) aux heurs et malheurs d’une existence individuelle et aux injustices du monde par une loi mécanique, mais repoussant toujours plus loin l’accès à une cause véritable.


De Dieu, nous avons reçu la vie.
Cela signifie qu’Il nous a offert à chacun un commencement – la sortie du néant -, mais pas de fin.
Et qu’il faut bien, en effet, l’éternité pour rendre grâce à sa mesure du don sans mesure que Dieu nous a fait.

Slava Bogu za vsio !


Source
Conversion orthodoxe



Hypodiacre Pierre

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