"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

lundi 23 avril 2018

Père Placide


L’archimandrite Placide Deseille s’est donc endormi le 7 janvier 2018 dans sa 92ème année.
C’était pour lui et  pour nous, le lendemain de la Théophanie, cette fête qu’il aimait par-dessus toutes, et donc le jour de la synaxe du Saint Précurseur et Baptiste Jean. Ce même jour mais selon l’Ancien calendrier julien en vigueur à la sainte Montagne de l’Athos se déroulaient les solennités de Noël. L’higoumène de notre monastère de Simonos Pétra était en train de célébrer l’office de commémoraison des défunts du monastère lorsque les moines reçurent le message leur annonçant le décès de père Placide. Ils purent ainsi nommer parmi ceux-ci le hiéromoine Placide de bienheureuse mémoire.En 1966 le père Placide, alors moine cistercien, avait fondé un petit monastère de rite byzantin dans la forêt d’Aubazine, en Corrèze, avec l’aide de son compagnon de la toute première heure le père Séraphim. C’est là qu’en 1970 je suis revenu le rejoindre.
En 1977 nous entrions au monastère de Simonos Petra, sur la Sainte Montagne de l’Athos, en Grèce. Nous nous sommes attachés à l’Eglise orthodoxe puis devenus moines de cette communauté sous la direction spirituelle de l’archimandrite Aimilianos, faits hiéromoines (moines-prêtres) enfin avec la bénédiction de l’higoumène Aimilianos, renvoyés en France où nous allions fonder deux monastères sous la protection de Simonos Pétra (métochia): le 24 juin 1978  celui de la Transfiguration, à Martel, dans le Lot, où je devais préparer les lieux pour accueillir des moniales. Puis le  14 septembre de la même année, le monastère Saint Antoine le Grand, à Saint Laurent en Royans, dans la Drôme, où père Placide déplaçait avec père Séraphim leur fondation d’Aubazine où ils ne pouvaient plus rester. Le Monastère le la Transfiguration de Martel devrait déménager 13 ans plus tard à Terrasson-Lavilledieu où il se trouve toujours, alors que le Père Placide allait encore fonder une autre communauté monastique, féminine, à Saint Mémoire à côté de son monastère Saint- Antoine. Elle devrait elle aussi déménager à Solan, dans le Gard, où les sœurs gèrent un domaine viticole produisant du vin «bio» et militent activement pour la protection de la nature avec monsieur Pierre Rabhi.
Le père Placide a profondément marqué le monastère de la Transfiguration : par la formation et l’influence spirituelle qu’il a exercée sur moi pendant notre vie commune à Aubazine, mais aussi durant nos nombreux voyages d’alors dans les pays de tradition orthodoxes, et tout le temps de notre commune réflexion sur l’opportunité de choisir l’Orthodoxie, lors de notre séjour ensemble à la sainte Montagne de l’Athos en particulier.
Donc le père Placide s’en est allé vers le Père, mais sans nous quitter totalement : sa présence, comme celle de tous les défunts, continue, mais sous une autre forme qui n’est pas seulement dans notre souvenir, mais selon son corps spirituel, comme le dit Saint Paul dans  sa seconde épître aux Corinthiens (4,14 ; 5,1-4).
Il me revient je crois, en tant que plus ancien compagnon de Père Placide avec le père Séraphim, de souligner trois ou quatre aspects particulièrement marquants de la personnalité de Géronda Placide. Ce ne peut être un bilan de sa vie ni de son œuvre ni de son rayonnement ; beaucoup d’autres mieux que moi sauront le faire et plus judicieusement.
C’est à la suite de la lecture de son premier livre «L’Evangile au désert» que j’ai eu la grâce providentielle de rencontrer le père Placide alors que je cherchais ma vocation. Ce n’est pas qu’une lapalissade de dire que tout ce que nous avons reçu de lui s’inscrit dans ce premier livre et dans sa dernière publication, le recueil d’un choix de ses homélies qui vient de paraître juste avant son trépas. Dans le premier, tout est déjà dit : à travers l’histoire du monachisme et de ses aléas il indique le fil directeur de la recherche de Dieu, les étapes et les principes de la vie spirituelle, les difficultés et les effets de la prière, le but de la vie chrétienne.
Dans sa dernière publication, il distille son enseignement au long des dimanches et des cycles festifs de l’année liturgique, il exhorte, encourage, montre la Voie, explique et commente les Ecritures selon l’interprétation des Pères, mais assimilées par son expérience personnelle  et vécue idéalement dans la grande Tradition monastique universelle et ininterrompue.
Ainsi qu’il l’évoque dans sa courte autobiographie publiée récemment dans son ouvrage récent «De l’Orient à l’Occident, Orthodoxie et Catholicisme» (éd. des Syrtes, 2017) le père Placide était un homme de prière dès son enfance, prière qui selon lui se présente pour un moine sous deux formes : La prière communautaire qu’il a lui-même goûtée, chantée, ruminée et qui le nourrissait tant d’abord lors des offices cisterciens pendant la période qui précédait le concile catholique de Vatican II, puis dans les longs offices monastiques orthodoxes. Il en a gardé et développé l’amour tout au long de sa vie et a fait partager cet amour à beaucoup de ses enfants spirituels.
Quant à sa prière personnelle, il ne nous en a pas révélé les secrets intimes bien sûr. Mais ceux qui l’ont côtoyé savent à quel point elle était imprégnée des Psaumes et des hymnes de l’Eglise, hymnes unifiés, intégrés, personnalisés, intériorisés dans le silence de la Prière de Jésus et l’invocation du Nom, cette prière hésychaste que nous l’avons vu découvrir émerveillé.
Je me souviens de son enthousiasme quand, à la Sainte Montagne de l’Athos, Géronda Aimilianos nous montrait l’importance de la prière personnelle nocturne, ou lorsqu’il découvrait et traduisait quelque hymne acathiste ou autre  paraclisis. Dès les années 60, il avait traduit l’admirable et riche acathiste du Buisson Ardent, du moine Daniel de Roumanie. A Aubazine, il nous les commentait en communauté ou dans la voiture lors de nos déplacements. Avec grande humilité il adoptait ces hymnes, et chaque verset, chaque expression, étaient l’occasion d’une large mais synthétique vision des Ecritures dont il nous révélait les «harmoniques» et les développements ou les implications dans la vie spirituelle et dans la perception de la «communion des saints» en Eglise. Par là, il nous initiait à entrer dans «les profondeurs du cœur» et à y trouver en la présence divine de Jésus  tous les Membres de Son Corps. Par ces commentaires, il nous éduquait et nous invitait à la prière continuelle qu’il faisait sienne.
Le géronda Placide nous a aussi transmis sa sensibilité à la réalité profonde de l’Eglise, dison : au «Mystèr » de l’Eglise. Son charisme ne se manifestait pas en de grands développements de théologie spéculative – bien qu’il en eût été fort capable – mais il voyait, sentait et défendait l’expression de l’unité de l’Eglise – et sa condition – à travers l’unité de foi et l’unité sacramentelle. Il se raccrochait toujours à ce qui a été cru toujours et par tous, à ce qui a été universellement expérimenté dans la Liturgie et l’Office divin. Nous pouvons remarquer le souci qu’il a eu de nous transmettre le Psautier d’après la traduction des Septante et le soin qu’il a mis à traduire et à perfectionner inlassablement ces traductions, enrichies par les riches et multiples interprétations des Pères de l’Eglise.
Il faut relire l’introduction à sa traduction du Psautier et se reporter aux notes qui accompagnent des mots ou des expressions spécifiques, pour comprendre à quel point elles sont le fruit de sa propre manducation des Psaumes et des Ecritures qu’il nous transmet et nous révèle.
Après avoir évoqué sa vaste culture patristique, je voudrais aussi évoquer un autre aspect de notre père maintenant endormi : il avait une âme philocalique. N’avait-il pas projeté dans les années 70, de traduire en français et d’éditer avec l’aide de ses disciples la Philocalie ? Sa lecture des Pères et des grands spirituels n’était en rien de l’érudition, bien qu’il fut fin connaisseur, mais faisait de lui une authentique philocalie vivante. Elle l’amenait toujours à l’intime expérience de la vie spirituelle, c’est-à-dire de la vie en Dieu par la prière, l’ascèse et la contemplation, fruits de la foi, telle que les Pères neptiques la décrivent et vers laquelle ils nous orientent. C’est encore ce qu’il a voulu nous transmettre en mettant à notre portée par de fines et claires traductions «l’Echelle Sainte» de «Jean Climaque» et les «Discours ascétiques» d’Isaac le Syrien.
Alors qu’il était strict sur tous les points relatifs à la doctrine théologique et spirituelle de l’Eglise, le père Placide savait allier un sens profond de «l’économie» dans les conseils spirituels pour lesquels on le consultait, mais toujours au service de la recherche de Dieu.
En effet, tant pour lui-même que pour ceux qui se confiaient en lui, tout était au service non seulement d’une vie avec Dieu, mais d’une vie en Dieu. C’est ce qu’il nous montrait lorsque qu’il commentait le livre de Nicolas Cabasilas, «Ma vie en Christ». Peut être pourrions nous même dire que là résidait la raison profonde de sa conversion à l’Orthodoxie qui lui permettait de passer d’une vie avec Dieu et dans l’espérance,  vivante dans la tradition latine et catholique, à une vie en Dieu à laquelle aspirent pour ici et maintenant les Orthodoxes – autant que leur faiblesse le leur permet –  et que transmet consciemment leur Eglise.
Pour conclure mes propos,  je voudrais encore ajouter que d’une certaine manière, père Placide a été un trait d’union entre l’Orient et l’Occident chrétiens. Il n’a jamais rien renié de l’Occident, mais il y a toujours recherché trouvé et exalté les racines orthodoxes présentes en Occident, y décelant jusqu’à aujourd’hui, et chez maintes personnes ce qui en est toujours vivace, nous invitant non seulement à les découvrir, mais à les développer et à les amener à leur transfiguration par l’expérience spirituelle et liturgique de l’Orthodoxie. C’est ainsi qu’il savait aider et conseiller de nombreux Catholiques attachés à leur tradition et ne souhaitant pas à en changer, par des lectures appropriées à leur tradition. Le père Placide servait toujours l’Eglise en révélant au monde occidental les richesses mystiques de la tradition spirituelle, théologique, littéraire, liturgique, artistique de l’Orthodoxie, et en montrant aussi au monde orthodoxe, souvent ignorant de ces choses depuis le Grand Schisme de 1054, les richesses de la grande Tradition latine et des ceux qui en vivent encore.
Avec l’aide de Dieu et l’intercession de père Placide, les membres des métochia, et les fidèles bénéficiaires du même héritage, vont poursuivre avec humilité la voie qu’il nous a montrée  et qu’avait jadis bénie Géronda Aimilianos et maintenant encore son digne successeur Géronda Elisée.
Non, père Placide ne  vous laisse pas, non il ne nous laisse pas orphelins, il demeure présent, mais autrement, et pas seulement à travers ses écrits ou nos souvenirs intimes ; c’est ce qu’ont ressenti beaucoup de ceux qui – nombreux – l’ont veillé filialement, avec foi,  jour et nuit, avec les Psaumes et beaucoup de paix, depuis sont trépas jusqu’à ses funérailles.

Père Placide, merci!

Géronda, mémoire éternelle!



Les funérailles du hiéromoine Placide ont eu lieu jeudi 10 janvier dans l’église du monastère saint Antoine, à Saint Laurent en Royans, puis Père Placide fut inhumé dans le cimetière du monastère.
L’office de funérailles a été présidé par son Eminence le Métropolite Emmanuel de France, assisté de son Excellence le Métropolite Joseph, archevêque Roumain en Europe occidentale et de son évêque auxiliaire Monseigneur Marc, ainsi que son excellence l’Archevêque Job de Genève. Le père higoumène Elisée, retenu par les solennités de Noël et de la fête de Saint Simon le Myroblite – fêtes patronales du monastère – qu’il doit présider au monastère de Simonos Pétra, s’est fait représenter par l’archimandrite Elie du monastère de la Transfiguration à Terrasson. Quelques trois cents personnes ou plus étaient présentes et priaient pour le repos éternel de père Placide, que beaucoup d’entre eux considèrent comme leur père spirituel.
Au Monastère de la Transfiguration
Terrasson-Lavilledieu
Archimandrite Elie
Le 13 janvier 2018

dimanche 22 avril 2018

Staretz Joseph de Vatopaidi




-->
Lors de la présentation d'un livre sur le célèbre moine athonite Joseph de Vatopaidi († 2009), l’archevêque d'Athènes Jérôme a dit que « le staretz Joseph fait partie des pieux saints contemporains avec Père Porphyre et Père Païssios ».

Le monastère de Vatopaidi a organisé le jeudi 19 Avril le lancement du livre de l’higoumène Ephraïm intitulé « Le staretz Joseph de Vatopaidi (1.9.1921-1.7.2009) », écrit l'archevêque d'Athènes sur le site officiel.

L'événement a eu lieu à Salle de la salle de concert d'Athènes Christos Lambrakis en présence du Primat de l'Eglise orthodoxe grecque et de nombreux hiérarques, de représentants de l'Etat, d’artistes, de membres du clergé et de laïcs.

L'archimandrite Efrem, higoumène du monastère de Vatopaidi (à droite), l'archevêque Jérôme d'Athènes (centre), l’évêque auxiliaire Simeon Thespies (à gauche) à l'entrée de la salle de concert d'Athènes. Photo: Pemptousia

Il a acquis les grâces du Saint-Esprit
Dans le discours d'ouverture, l'archevêque Jérôme a présenté des aspects de la vie du père Joseph de Vatopaidi, en mettant l’accent sur ses combats spirituels.

"Le staretz Joseph le jeune était un digne fils spirituel du Bienheureux staretz Joseph l’hésycaste. Il imitait les luttes ascétiques de l'obéissance, le jeûne, l'ascèse de l'amour, la prière, l'humilité et les bénédictions acquises dans les charismes de l'Esprit Saint et surtout sa théologie, » a dit l'archevêque selon le site officiel de l'Eglise de Grèce.

"Bien qu'il n'ait pas bénéficié d’une éducation mondaine, il a écrit 16 livres dignes des écrits des Pères de la Philocalie."

Ii fait partie de la piété athonite contemporaine
« Le staretz a vécu 72 ans dans la vie monastique, a acquis une grande expérience dans la vie spirituelle et d’après l'opinion unanimea été inclus dans la société des personnalités pieuses de la Sainte Montagne contemporaine avec l'abbé Ephraim de Katounakia, avec  saint Païssios et saint Porphyre de Kapsokalivia».

En conclusion de son message, l’Archevêque Jérôme a souligné que « le staretz de Vatopaidi a reçu le monastère de Vatopaidi en ruines et l’a transformé en un modèle de communauté et de louange pour toute l’ Orthodoxie dans une période de sécheresse spirituelle. »

Joseph de Vatopaidi - un modèle pour tous
Dans un communiqué le jour même pour les journalistes grecs, Sa Béatitude Jérôme a dit que « non chérissent un moine vertueux, mais nous rendons hommage à l’honneur de sa vie hésychaste ».

" Nous avons besoin de ce genre de vie, surtout à notre époque."

L'archevêque d'Athènes fait des déclarations aux journalistes grecs
"C’était un homme saint, un exemple pour nous tous", a déclaré le chef de l'Eglise grecque à propos du père Joseph de Vatopaidi.

"Je l'ai rencontré et j'ai travaillé avec lui. De cet homme, j'ai tout gardé à l'intérieur, parce que d'un confesseur on garde tout», a confessé l'archevêque.

Le sourire au-delà de la mort

Le père Joseph de Vatopaidi est l'un des disciples les plus fidèles du staretz Joseph l’hésycaste, un grand père athonite contemporain.

Le père Joseph de Vatopaidi a passé ses dernières années dans le monastère de Vatopaidi de la Sainte Montagne de l’Athos, dans la cour duquel il est également enterré.

Le sourire dans la mort du père Joseph de Vatopaidi
Père Joseph est décédé dans la matinée du 1er Juillet 2009, à l'âge de 88 ans, le jour de la commémoration de ses saints patrons, Côme et Damien, dans la cour de leur monastère  jour également né de sa naissance.

Après son passage à l'éternité, le père Joseph de Vatopaidi a souri pendant près d'une heure.

Les Pères du monastère de Vatopaidi furent témoins de cette chose merveilleuse, qui est également soutenue par les images prises par les croyants.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
BasilicaRo

Après sa naissance au Ciel, le visage paisible du staretz Joseph, se transforma tout au long de l'office,  et progressivement, en un grand sourire!


Saint staretz Joseph, prie pour nous!




Hommage au Père Placide sur France Inter

samedi 21 avril 2018

Journées commémoratives au monastère d'Iveron détruit/Reportage photo


Icône d'Iviron de Frère José Muñoz
Après le début de la guerre dans le Donbass en 2014, le couvent d'Iveron à Donetsk a été gravement endommagé par les troupes ukrainiennes, se trouvant à l'épicentre des attaques, car il est proche de l'aéroport pour lequel il y a eu des batailles féroces.

Il n'y avait pas eu de service divin dans l'église du monastère depuis près d'un an et demi. Mais lorsque les bombardements se sont quelque peu calmés, la Divine Liturgie a été célébrée dans l'église dévastée du monastère le 25 février 2016, jour de la fête patronale du monastère d'Iveron, avec la bénédiction du métropolite Hilarion de Donetsk et de Mariupol. Ensuite, les offices ont été célébrés pendant deux ans, les jours de l'icône d'Iveron de la Mère de Dieu, trois fois par an.

Après Pâque cette année, le hiérarque du lieu a donné sa bénédiction pour les services à célébrer dans l'église du monastère tous les dimanches. Le dimanche 15 avril, pour saint Thomas, la Divine Liturgie y fut servie, et ensuite une panikhide. En outre, la Liturgie et un service commémoratif ont été servis mardi pour Radonitsa, pour la commémoration des défunts
Il convient de noter que le monastère est situé au milieu du cimetière Novoignatevsky, qui avant la guerre était le meilleur à Donetsk, mais qui a également été gravement endommagé par les bombardements. Il n'y a pratiquement plus de pierres tombales entières; de nombreuses tombes ont été complètement détruites par des obus et des mines. Les équipes de mine ont nettoyé le cimetière plusieurs fois. Cependant, les autorités ont officiellement interdit de le visiter, en raison à la fois du bombardement continu et du danger que des obus actifs puissent encore y rester. Néanmoins, les habitants de Donetsk ont ​​continué d'y aller à leurs risques et périls, même lorsque le cimetière n'avait pas été déminé. De plus, certaines personnes continuent d'y enterrer leurs proches disparus! Il y avait même des tombes fraîches juste en mars.
Il y avait beaucoup de monde au cimetière pour les journées commémoratives cette semaine. Certains sont venus pour la première fois en quatre ans pour trouver les tombes de leurs proches, et certains avaient déjà réussi à restaurer les pierres tombales détruites. Beaucoup se sont également rendus à l'église du monastère pour donner des noms à la commémoration des défunts.
(Version française C-L.-G. d'après OrthoChristian)

Dans l'Eglise


Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Au Cimetière

At a grave near the airport

Tombe près de l'aéroport

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru
There are many such mine shells in the cemetery

Il y a beaucoup d'obus dans le cimetière

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru
The ruined airport

L'aéroport en ruines

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru
Another mine shell

Un autre obus

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru

Photo: Sergei Golokha / Pravoslavie.ru